Alimentation et diabète de type 1 : compter et adapter
Compter les glucides d'une assiette, comprendre pourquoi un même plat ne fait pas le même effet selon l'heure, aborder un repas de fête sans le redouter. Ici, l'alimentation n'est pas une liste d'interdits : c'est un paramètre parmi d'autres, qui s'apprend et qui se règle.
Des réponses générales, écrites par un infirmier diplômé d'État. Elles ne remplacent pas l'avis de votre équipe soignante, qui seule connaît votre situation.
Existe-t-il des aliments interdits avec un diabète de type 1 ?
Non. L'insulinothérapie fonctionnelle consiste à adapter la dose au repas plutôt que le repas à la dose. Certains plats demandent plus d'anticipation que d'autres, notamment ceux qui associent gras et sucre, dont la montée arrive tard et longtemps. Les interdits alimentaires appartiennent à une époque révolue du traitement.
Comment compter les glucides sans y passer sa journée ?
En apprenant une dizaine d'équivalences courantes, qui couvrent la plupart des repas ordinaires, et en s'aidant d'un outil pour le reste : le code-barres donne la valeur exacte d'un produit emballé, une photo suffit à estimer une assiette. L'objectif n'est pas la précision au gramme, mais la constance.
L'index glycémique compte-t-il vraiment ?
Il compte pour le moment où la glycémie monte, pas pour la quantité totale. Deux aliments aux mêmes glucides ne feront pas la même courbe : l'un montera vite et redescendra, l'autre lentement. C'est ce qui décide du bon moment pour le bolus, plus que de la dose elle-même.
Comment aborder un repas de fête ?
En l'acceptant pour ce qu'il est : long, imprévisible, et composé de plats difficiles à estimer. Beaucoup s'en sortent mieux en fractionnant qu'en tentant un calcul unique au début. Rester un peu au-dessus de sa cible pendant quelques heures est un choix raisonnable un soir de fête, et ce choix se prépare avec votre équipe soignante.