J'ai créé Diabète Campus le jour où je suis passé de l'autre côté de la barrière

Le 26 février 2023, je suis arrivé aux urgences avec 6,6 g/L de glycémie, encore en blouse d'infirmier. Depuis, je construis l'écosystème que j'aurais voulu trouver ce jour-là : une application, un blog, un lexique et un accompagnement, pour que vivre avec un diabète de type 1 prenne un peu moins de place dans une journée.
Commencez par l'application, c'est là que tout se rejoint
Carnet glycémique, cahier de santé, stock et péremptions, rendez-vous, comptage des glucides et communauté entre personnes DT1. Téléchargement gratuit, aucune dose calculée, aucune donnée revendue.
Découvrir l'application Diabète CampusLe jour où l'infirmier est devenu le patient
Tout avait commencé quelques semaines plus tôt. Je m'étais mis à boire énormément d'eau, au moins quatre litres par jour. La bouche pâteuse en permanence, une soif qui ne lâchait pas, surtout en pleine nuit. Je me relevais pour boire, encore et encore. Naïvement, je me disais que c'était excellent pour ma santé, qu'on ne boit jamais assez. J'étais en réalité en hyperglycémie constante, et je ne le savais pas.
En tant qu'infirmier, je me posais des questions. Mais j'étais en vacances, sans lecteur de glycémie sous la main, et je remettais toujours à plus tard. J'étais épuisé, essoufflé au moindre escalier, moi qui n'avais jamais eu de problème. Mon corps parlait fort. Je ne l'écoutais pas.
Le jour de ma reprise de garde de nuit, à 20 heures, cette soif était devenue insoutenable. Par simple curiosité, presque pour me rassurer, je fais un dextro. L'appareil affiche 5,8 g/L. J'ai cru à une erreur de matériel. J'étais dans le déni le plus total : ce n'était pas possible, pas moi, pas ce soir-là. Mon esprit était embrumé, ma vision trouble. Quinze minutes plus tard, je refais le test : 6,2 g/L.
La peur m'a envahi d'un coup, au point de manquer de tomber dans les pommes. J'ai appelé les urgences du bâtiment voisin, celles où j'aurais pu travailler. En arrivant en salle de déchocage, ma glycémie affichait 6,6 g/L. Je me revois seul dans cette salle froide, sous monitoring, perfusé de glucose et de potassium. Quelques heures plus tôt, j'étais celui qui posait les perfusions. Le médecin est arrivé, et il a confirmé le verdict :
« Monsieur Zeghmati, vous êtes diabétique de type 1. Heureusement que vous êtes infirmier et que vous avez repéré les signes, car beaucoup arrivent inconscients. »
Le médecin des urgences, 26 février 2023
La descente a été brutale. Passer de 6,6 à 2 g/L en quelques heures provoque une faim de loup et des tremblements intenses, une sensation que je n'avais jamais éprouvée et que je reconnais désormais en une seconde. J'étais là, allongé sur ce brancard, encore habillé de ma blouse d'infirmier. Le badge, les ciseaux dans la poche, tout était encore là. Seule ma place avait changé.
Passer de soignant à patient en une nuit est une expérience bouleversante. On connaît les mots, les protocoles, les complications. On sait exactement ce qui vient de basculer, et c'est précisément ce qui rend le moment vertigineux : personne n'a besoin de vous expliquer, et personne ne peut vous rassurer.
Si vous avez vécu ce scénario terrifiant, si vous l'avez vu arriver à votre enfant, ou si vous êtes rentré chez vous avec une ordonnance et le sentiment que votre vie venait de changer de trottoir, sachez que vous n'êtes plus seul. Nous sommes ensemble dans ce bateau. C'est exactement pour cela que le Campus existe.
Ce que vous trouverez dans le Campus
Un campus au sens propre : des bâtiments, chacun avec sa raison d'être. Tout est accessible gratuitement, et rien n'oblige à passer par les autres espaces.
L'application
Le cœur du Campus, et le seul endroit où tout se rejoint : carnet glycémique, cahier de santé, stock d'insuline et dates de péremption, rendez-vous, documents, comptage des glucides par code-barres ou par photo, journal intime et communauté entre personnes DT1.
Découvrir l'applicationLe blog
Traduire le jargon médical pour que vous compreniez tout sans diplôme d'infirmier. Six catégories, des guides techniques, et mes propres anecdotes, parce que le diabète 24 heures sur 24 est une aventure qui mérite d'être racontée.
Lire le blogLe lexique
330 fiches pour décoder un mot entendu en consultation ou lu sur une notice, de l'acidocétose au temps dans la cible. Chaque fiche renvoie aux articles qui approfondissent le sujet.
Ouvrir le lexiqueL'accompagnement
Deux heures en tête-à-tête pour analyser vos données, comprendre l'origine de vos pics et de vos chutes, et repartir avec des repères applicables le soir même. Le premier appel est gratuit et sans engagement.
Réserver un appel gratuitLa boutique
Des goodies pour porter vos couleurs avec humour, et des ebooks qui suivent les étapes de vie d'Hyppo, la mascotte du Campus.
Voir la boutiqueL'Académie, qui ouvre bientôt
Des formations complètes pour comprendre l'insulinothérapie fonctionnelle, lire vos courbes et gagner en autonomie. Elle n'est pas encore ouverte : laissez votre adresse et vous serez prévenu le premier.
Être prévenu de l'ouverturePourquoi me faire confiance : mon parcours d'infirmier
Je m'appelle Nicolas Zeghmati. Infirmier diplômé d'État, formé en Belgique, où j'ai appris une approche du soin fondée sur l'humanitude et l'adaptabilité. Vingt stages pendant mes études, de la psychiatrie au bloc opératoire en passant par la cardiologie. Mon travail de fin d'études portait sur l'hypnose conversationnelle pour diminuer la douleur.
Depuis 2014, j'ai exercé en SMR, SSR, SRPR, EHPAD, UCC et USLD, et soigné d'innombrables patients diabétiques. Je connais la théorie par mes études et la pratique par le terrain : les bolus, le resucrage, la gestion du glucagon. Depuis 2023, je connais aussi le reste, celui qu'aucun cours ne transmet.

Nicolas Zeghmati
Infirmier diplômé d'État et diabétique de type 1
Accepter vite, s'équiper vite
Je lis beaucoup d'ouvrages sur la motivation et le développement personnel. Cet état d'esprit m'a permis d'accepter la maladie en quelques jours seulement. J'ai adopté les technologies aussitôt : capteur FreeStyle Libre dès le troisième jour, pompe t:slim après deux semaines, puis formation en insulinothérapie fonctionnelle.
J'applique aujourd'hui au quotidien ce que je transmets : une HbA1c de 5,8 % et un temps dans la cible de 95 %.
Je le dis avec une précaution d'infirmier : ce ne sont pas des objectifs à atteindre, et surtout pas une norme. Chaque diabète est différent, chaque vie aussi. Ces chiffres disent seulement qu'une méthode existe, pas que vous devriez y arriver. Vos cibles se fixent avec votre diabétologue, pas en vous comparant à moi.
Ce que Diabète Campus ne fera jamais
Autant le dire aussi clairement que le reste. L'application ne calcule aucune dose d'insuline, n'applique aucun ratio insuline/glucides, ne pose aucun diagnostic et ne remplace personne. Ce n'est pas un dispositif médical, et ce n'est pas ce que je cherche à construire.
Ce qu'elle fait, c'est vous rendre lisibles vos propres données, pour que vous arriviez en consultation avec autre chose qu'un « ça allait à peu près ». Être acteur de sa santé commence là : comprendre ce qui se passe, pour en discuter d'égal à égal avec ceux qui vous soignent.
Venez comme vous êtes
J'ai créé Diabète Campus pour transmettre, le plus vite possible, ce qu'il m'a fallu des mois à rassembler. Un espace sans jugement, où l'on peut dire qu'on a mangé la part de gâteau sans se faire sermonner, et où personne n'a besoin d'expliquer ce que signifie une nuit à 3 h du matin.
Le diabète, c'est pour la vie. Alors apprenons à avancer ensemble. Lui donner de l'amour, c'est finalement s'en donner à soi-même.
Le Campus tient dans votre poche
Téléchargement gratuit sur iPhone et Android. Vos données de santé sont hébergées en France sur une infrastructure certifiée, sans traceur ni revente.
Télécharger l'applicationNicolas, de Diabète Campus.
Questions fréquentes sur Diabète Campus
Qui est derrière Diabète Campus ?
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Nicolas Zeghmati, infirmier diplômé d'État depuis 2014, formé en Belgique, et diabétique de type 1 depuis février 2023. Diabète Campus réunit ces deux casquettes : la théorie apprise en école de soins et la pratique vécue chaque jour avec un capteur au bras.
L'application Diabète Campus est-elle gratuite ?
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L'application se télécharge gratuitement sur l'App Store et Google Play, et l'essentiel du suivi est accessible sans payer : carnet glycémique, cahier de santé, stock et dates de péremption, rendez-vous, documents. Certaines fonctions avancées, comme le scan de repas, sont incluses dans le Blason d'Or, avec des essais offerts pour juger sur pièces.
Diabète Campus remplace-t-il mon diabétologue ?
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Non, jamais, et ce n'est pas le but. L'application ne calcule aucune dose d'insuline, ne pose aucun diagnostic et n'est pas un dispositif médical. Elle vous montre vos propres données assez clairement pour que vous en parliez d'égal à égal avec votre équipe soignante. Les décisions thérapeutiques restent les leurs et les vôtres.
Faut-il être diabétique de type 1 pour utiliser Diabète Campus ?
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Le contenu est écrit pour le diabète de type 1, sa logique d'insulinothérapie et ses technologies. Beaucoup de fiches du lexique et d'articles servent aussi aux proches, aux parents d'enfants DT1 et aux soignants qui veulent comprendre ce que vivent leurs patients.
Où sont hébergées les données de santé ?
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En France, sur une infrastructure certifiée pour l'hébergement de données de santé. Aucun traceur publicitaire, aucune mesure d'audience, aucune revente, aucune exploitation à des fins de recherche ou d'intelligence artificielle. La suppression du compte se fait d'un seul geste dans l'application.
Combien de contenus compte Diabète Campus ?
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Le blog rassemble une quarantaine d'articles répartis en six catégories, et le lexique 330 fiches de définitions reliées entre elles et aux articles. L'ensemble est gratuit, sans inscription, et écrit par un infirmier lui-même DT1.