Le Coup d’Œil · l’atelier du comptage

Compter les glucides de tes repas, avec un diabète de type 1

Vingt minutes par jour. Estimer les glucides de n'importe quelle assiette, en trois à quatre semaines, sans attendre une place à l'hôpital.

Arrêter d'avoir peur de ton assiette.

Un cours écrit par un infirmier diplômé d'État, lui-même diabétique de type 1.

Le programme s'achète et se suit dans l'app Diabète Campus, rubrique Académie.

69 €, une fois, accès à vie. 40 leçons, 6 travaux dirigés, 6 fiches à imprimer.

Hyppo regarde une assiette de pâtes, à côté d'une balance de cuisine

Tu sais tout, sauf ce qu'il y a dans ton assiette

Tu es rentré de l'hôpital avec un sac de matériel, une ordonnance, des numéros de téléphone et le sentiment d'avoir à peu près tout compris. Tu savais faire une injection. Tu savais reconnaître une hypoglycémie. Tu savais quoi faire si le capteur sonnait à trois heures du matin.

Et puis tu as ouvert le frigo.

Il restait des pâtes de la veille, une portion, dans une boîte. Et la question est revenue, sauf que cette fois elle n'avait plus rien de théorique. Combien il y a de glucides là-dedans ?

Tu as regardé la boîte. Tu as regardé ton stylo. Tu as fait une estimation, tu t'es dit que ça irait à peu près, et tu as mangé en gardant un œil sur ton téléphone.

Si tu reconnais cette scène, tu es exactement à l'endroit où ce cours commence.

Le problème n'est pas toi

Compter les glucides, ce n'est pas de l'intuition et ce n'est pas un don. Ce ne sont pas non plus des maths compliquées : si tu sais additionner et lire un tableau, tu sais déjà tout ce qu'il faut.

C'est un savoir-faire. Comme lire une carte, comme reconnaître un champignon. Ça s'apprend, ça se pratique, et au bout d'un moment ça devient automatique.

La vraie question, c'est où l'apprendre.

La semaine d'insulinothérapie fonctionnelle à l'hôpital est très bien faite. Si tu obtiens une place, prends-la, sans hésiter une seconde. Je n'écris pas ce cours contre elle.

Le problème n'est pas sa qualité, c'est son accès. Selon les régions, on parle de plusieurs mois d'attente. Il faut poser cinq jours. Il faut faire garder les enfants. Et pendant que tu attends l'appel du secrétariat, tu manges trois fois par jour, tous les jours.

Ce cours ne remplace pas cette semaine. Il t'apprend, chez toi et à ton rythme, la partie que tu peux apprendre chez toi. Et si tu obtiens une place plus tard, tu y arriveras en sachant déjà l'essentiel, ce qui change complètement ce que tu vas en tirer.

Ce que coûte chaque semaine d'attente

Rien de spectaculaire. Juste la même journée, répétée.

  • Tu manges trois fois par jour. Chaque repas est une estimation au jugé, et tu recommences le lendemain. Sur un mois d'attente, ça fait quatre-vingt-dix décisions prises sans méthode.
  • Tes consultations passent à côté. Tu y arrives avec un sentiment (« ça ne va pas ») au lieu de faits, et il est difficile d'ajuster quoi que ce soit à partir d'un sentiment.
  • Et le jour où la place arrive, tu passes les premiers jours à découvrir qu'il y a des glucides dans les carottes, au lieu d'arriver avec des questions précises et de repartir avec beaucoup plus.

Compter est la seule partie de tout ce parcours que tu peux apprendre sans attendre l'autorisation de qui que ce soit, ni la place de personne.

Pourquoi « le coup d'œil »

Au début, tu pèses. C'est normal, c'est même indispensable : c'est comme ça que ton œil se calibre. Tu pèses tes pâtes, tu pèses ton riz, tu pèses ton pain, et tu trouves ça pénible.

Puis un matin, tu regardes ton bol et tu sais. Pas au gramme près, mais assez près. Tu n'as pas sorti la balance, tu n'as pas ouvert d'application, tu as juste regardé.

C'est ça, le coup d'œil. Ce n'est pas un talent, c'est le résultat de quelques semaines de calibrage. Tout ce cours est construit pour t'y amener le plus vite possible, et pour que tu saches aussi quand tu ne peux pas te fier à ton œil.

Ce que tu sauras faire à la fin : compter les glucides de n'importe quel repas

  • Regarder une assiette et dire ce qu'elle contient, à quelques grammes près
  • Peser juste ce qu’il faut, au bon moment, et arrêter de peser quand c’est devenu inutile
  • Lire une étiquette en dix secondes, sans te tromper de ligne ni de colonne
  • Reconnaître les aliments qui trompent tout le monde, et savoir pourquoi les pâtes crues et cuites n'ont rien à voir
  • Estimer un plat que tu n’as jamais vu et donner une fourchette honnête, plutôt qu’un chiffre inventé
  • Comprendre la logique de l'insulinothérapie fonctionnelle : à quoi sert chaque insuline, ce qu'est un ratio glucidique, pourquoi ton corps ne réagit pas pareil d'un jour à l'autre
  • Lire tes propres courbes sur plusieurs jours au lieu de réagir à chaque point
  • Arriver en consultation avec des faits, au lieu du sentiment que ça ne va pas

Ce qu'il y a dedans : 40 leçons pour apprendre à compter

40 leçons, environ 27 000 mots, réparties en cinq chapitres.

Avant de commencer (4 leçons)

Ce que ce cours fait et ne fait pas, qui je suis, ce qu'il te faut avant de te lancer, et comment travailler sans t'épuiser.

Chapitre 1 : comprendre l'insulinothérapie fonctionnelle (7 leçons)

Le principe en une leçon, les trois usages de l'insuline, pourquoi le basal passe avant tout le reste, ce qu'est un ratio, ce qu'est la sensibilité, ce qui se passe vraiment pendant la semaine à l'hôpital, et pourquoi deux personnes qui mangent le même plat ne vivent pas la même chose.

Chapitre 2 : les glucides, pour de vrai (12 leçons)

Où ils sont, où on ne les attend pas, cru ou cuit, lire une étiquette, décoder les mentions marketing, utiliser une table de composition, peser ou évaluer, construire tes propres repères, démonter un plat composé, les pièges du gras et des fibres, manger dehors, et quoi faire quand tu ne sais vraiment pas.

Chapitre 3 : les travaux dirigés (6 exercices corrigés)

La partie où tu travailles. Voir plus bas.

Chapitre 4 : lire tes données (5 leçons)

Ce que mesure vraiment ton capteur, pourquoi il a du retard, comment regarder plusieurs jours au lieu d'un point, tenir un relevé exploitable, et reconnaître tout ce qui fait bouger une glycémie sans avoir le moindre rapport avec ton comptage.

Chapitre 5 : la consultation (6 leçons)

Ce que ton diabétologue attend de toi, comment présenter tes chiffres en trois minutes, les questions à poser, ce qui se décide avec lui et jamais sans lui, quoi faire de ce qui a été décidé, et un bilan de tout ce que tu sais faire.

Le cœur du cours : les travaux dirigés

Il faut que je sois honnête avec toi. Mon site publie déjà plus de trois cents pages gratuites, dont un lexique de plus de trois cents termes et des articles sur le riz, la pizza ou la banane. Si tu cherches une explication, tu n'as pas besoin de me payer.

Un cours payant ne sert pas à expliquer. Il sert à te faire faire.

C'est pour ça que le chapitre 3 est le cœur de tout le reste. Six exercices sur des assiettes que j'ai réellement pesées, photographiées et notées chez moi, avec leurs corrections commentées :

  1. 1.Dix petits-déjeuners en photo, à évaluer avant de voir la réponse
  2. 2.Dix étiquettes de vrais produits, avec les pièges qui vont avec
  3. 3.Quinze assiettes complètes, de la plus simple au plat composé
  4. 4.Une journée entière, du matin au soir, pour voir les erreurs s'accumuler
  5. 5.Six situations difficiles : le restaurant, la fête, le buffet, la part de gâteau que tu n'as pas préparée
  6. 6.Ta propre semaine, avec une grille d'autocorrection

Dans chaque correction, je ne te donne pas seulement le chiffre. Je te dis comment j'y suis arrivé, où la plupart des gens se trompent, et de combien.

Une précision qui compte : ces corrections portent toujours sur l'assiette, jamais sur toi. Je te dis combien il y a de glucides dans le plat. Ce que tu en fais ensuite avec ton traitement, ça se décide avec ton médecin.

Six fiches à imprimer

Elles se transforment en PDF depuis ton navigateur, tu les imprimes et tu les gardes.

  • Le tableau des glucides : 46 aliments courants, en grammes pour 100 g, avec les valeurs de la table Ciqual 2025 de l’ANSES, plus une colonne vide pour tes propres portions
  • Ce qui compte, ce qui ne compte pas : la fiche à coller sur le frigo
  • Mes repères : à remplir une fois, à garder des années
  • Le cahier de la semaine : sept jours de relevé, un par page
  • La grille d'autocorrection : pour noter tes écarts sans te juger
  • Ma consultation : à remplir la veille, à emporter dans la poche

Lis une leçon entière avant de payer

Celle-ci est dans le cours, telle quelle. Ce n'est ni un résumé, ni un extrait choisi pour briller : c'est une leçon ordinaire, et les autres sont écrites de la même façon.

Leçon 1.6

La semaine à l'hôpital : ce qui s'y passe, et pourquoi c'est long

« On vous rappellera pour une date. »

Si tu as demandé une semaine d'insulinothérapie fonctionnelle, tu connais cette phrase, et tu connais aussi les mois qui suivent. Entre-temps, tu continues à manger trois fois par jour, sans que personne ne t'ait montré comment compter.

Alors autant savoir ce qui t'attend, et ce que tu peux apprendre en attendant.

Ce qui se passe pendant cette semaine

Ça commence presque toujours par le socle : est-ce que ton basal est correct ? Ça suppose des périodes sans manger, surveillées, avec des soignants autour. C'est d'ailleurs pour ça que ça se fait à l'hôpital et pas dans ton salon.

Vient ensuite l'apprentissage du comptage des glucides. Des cours, des aliments, des balances, des exercices sur de vrais plats. C'est la partie la plus longue de la semaine, et c'est exactement celle que tu es en train d'apprendre ici.

Puis on met en pratique sur de vrais repas, avec l'équipe. On mange, on observe, on discute, on ajuste, jour après jour.

Et on termine en réglant tes repères personnels avec le médecin, à partir de tout ce qui a été observé pendant la semaine.

Pourquoi une semaine entière

Parce que la physiologie ne s'accélère pas.

Pour savoir ce que ton corps fait, il faut le regarder faire, plusieurs fois, dans des conditions différentes. Un seul repas ne prouve rien : il peut tomber juste par hasard, ou de travers pour une raison qui n'a rien à voir. Trois jours commencent à dire quelque chose. Une semaine dit quelque chose de solide.

C'est du temps incompressible. C'est aussi ce qui rend ces places rares, parce qu'un service ne peut accueillir qu'un petit nombre de personnes à la fois.

Ce que ce cours est, et ce qu'il n'est pas

Ce cours ne remplace pas cette semaine. Je ne peux pas surveiller ton basal, je ne peux pas régler tes repères, et je ne suis pas dans le couloir si ça tourne mal.

Ce qu'il fait, c'est la partie que tu peux apprendre chez toi, sans attendre personne, et qui représente le plus gros du travail : compter.

Et il y a un vrai bénéfice, même si tu obtiens une place plus tard.

Quelqu'un qui arrive à l'hôpital en sachant déjà compter n'utilise pas sa semaine de la même façon. Il ne passe pas trois jours à découvrir qu'il y a des glucides dans les carottes. Il arrive avec des questions précises, il repère tout de suite ce qui le concerne, et il repart avec beaucoup plus.

Si tu es sur liste d'attente, tu n'es pas en train de perdre du temps. Tu es en train de préparer ta semaine.

Et si tu n'obtiens jamais de place, ou si tu ne peux pas poser cinq jours de congés, tu auras quand même acquis la compétence qui sert tous les jours.

Le conseil de l'infirmier

Si tu as une date, garde tes relevés de comptage et emporte-les. Deux ou trois semaines de repas notés, avec ce que tu avais estimé, c'est le meilleur document que tu puisses poser sur la table le premier jour. L'équipe voit immédiatement où tu en es, et elle passe le temps gagné sur ce qui te manque vraiment.

Un mot sur ce qui n'est pas dans ce cours

L'insulinothérapie fonctionnelle, au sens complet, comprend une partie que ce cours ne couvre pas : le réglage des repères et l'ajustement des doses. Cette partie appartient à ton équipe, et elle y restera. Si tu veux la définition complète de la méthode, la fiche du lexique la donne.

Ce cours couvre l'autre partie. Celle qui se pratique tous les jours, trois fois par jour, et que personne ne fera à ta place.

À retenir

  • La semaine à l'hôpital vérifie le basal, apprend le comptage, met en pratique et règle les repères avec le médecin.
  • Elle dure une semaine parce qu'observer un corps prend des jours.
  • Ce cours ne la remplace pas : il couvre le comptage, la partie qui s'apprend chez toi.
  • Arriver avec des relevés change tout ce que tu retires de la semaine.

Elle dit ce que ce cours ne remplace pas. Les trente-neuf autres t'apprennent ce qu'il couvre : compter.

Qui écrit ce cours

Je m'appelle Nicolas Zeghmati. Je suis infirmier diplômé d'État depuis 2014, et diabétique de type 1 depuis le 26 février 2023.

Les deux comptent, et aucune des deux ne suffirait toute seule.

Le soignant apporte la rigueur, le vocabulaire juste, et la limite claire entre ce qui s'apprend et ce qui se prescrit. Le patient sait ce que ça fait de compter avant chaque repas, de se tromper, de recommencer, et de manger froid parce qu'on a passé dix minutes à chercher une étiquette.

J'ai écrit ce cours que j'aurais voulu trouver en mars 2023.

Ce que ce cours ne fera jamais

Il ne te donnera pas ta dose d'insuline. Il ne te donnera pas ton ratio. Il ne te dira jamais de changer quoi que ce soit à ton traitement.

Ce n'est pas de la prudence de juriste, c'est le partage des rôles, et il est à ton avantage. Tes doses sont une décision médicale : elles appartiennent à ton diabétologue et à toi. Ce cours t'apprend à mesurer ce qu'il y a dans ton assiette et à poser les bonnes questions. Ce sont deux choses que personne ne peut faire à ta place, et sans lesquelles ton médecin travaille à l'aveugle.

Tu ne trouveras donc ici aucun calculateur, aucun objectif chiffré, et aucune consigne du type « dans ce cas, fais ceci ». Tu trouveras de quoi arriver en consultation avec des données que ton médecin pourra vraiment utiliser.

Pour qui

Pour toute personne vivant avec un diabète de type 1, quelle que soit l'ancienneté du diagnostic. Diagnostiqué la semaine dernière ou il y a quinze ans, le comptage s'apprend pareil.

Pour les parents qui comptent pour leur enfant, et qui aimeraient bien que l'enfant apprenne à compter tout seul un jour.

Au stylo comme à la pompe. Rien dans ce cours ne demande de matériel particulier, et tout fonctionne aussi bien avec une balance de cuisine à quinze euros.

Ce cours n'est pas pour toi si tu cherches un régime, une méthode pour perdre du poids, ou quelqu'un qui te dise quoi faire de ton traitement. Ce n'est pas ce qu'il y a dedans.

Le prix

69 €, une fois, accès à vie.

Ça comprend les 40 leçons, les 6 travaux dirigés corrigés, les 6 fiches à imprimer, les quiz de révision, et toutes les mises à jour futures du cours sans repayer.

Pas d'abonnement. Pas de reconduction. Tu paies une fois, le cours est à toi.

Tu comptes 3 repas par jour. Sur la première année seulement, le programme te revient à un peu plus de 6 centimes le repas.

Le programme se suit dans l'app Diabète Campus, sur iPhone ou Android : il s'ouvre dès l'achat dans la rubrique Académie, onglet Programmes, et tu y reviens autant de fois que tu veux.

Le programme s'achète et se suit dans l'app Diabète Campus, rubrique Académie.

69 €, une fois, accès à vie.

Questions fréquentes

Les questions qu'on me pose

J'ai déjà fait la semaine à l'hôpital, ça sert à quelque chose ?

Oui, et souvent plus que pour les autres. La semaine hospitalière est très dense : on en ressort avec beaucoup d'informations et peu de pratique. Ce cours est presque entièrement de la pratique, et tu peux y revenir autant de fois que tu veux, ce qui n'est pas le cas d'une semaine.

Il faut combien de temps ?

Compte trois à quatre semaines à raison de deux ou trois leçons par semaine, en prenant le temps de faire les travaux dirigés. Rien ne t'oblige à ce rythme : l'accès est à vie, et le chapitre 0 t'explique comment travailler sans t'épuiser.

Je suis nul en maths.

Il n'y a pas de maths dans ce cours. Il y a des additions et un tableau à lire. La difficulté du comptage n'a jamais été le calcul, elle est dans le fait de savoir ce qu'il y a dans l'assiette.

J'ai une pompe, ou une boucle fermée.

Le comptage reste ton travail. Une boucle fermée corrige beaucoup de choses, mais elle a besoin que tu lui annonces tes repas, et elle fait ce qu’elle peut avec ce que tu lui donnes. Un mauvais comptage reste un mauvais comptage.

Je suis parent d'un enfant diabétique.

Le cours est écrit en s'adressant à la personne qui compte, donc à toi. Les travaux dirigés fonctionnent très bien avec des assiettes d'enfant, et la plupart des parents finissent par les faire avec leur enfant.

Est-ce que je peux poser des questions ?

Ce cours est un cours, pas un accompagnement. Il n'y a pas de suivi individuel inclus, et je ne réponds pas à des questions sur ton traitement, parce que je n'ai pas le droit de le faire et que ce n'est pas mon rôle.

Et si je préfère juste lire tes articles gratuits ?

Fais-le, sincèrement. Le blog et le lexique sont gratuits et le resteront. Reviens ici le jour où tu voudras arrêter de lire et commencer à faire.

Le programme s'achète et se suit dans l'app Diabète Campus, rubrique Académie.

69 €, une fois, accès à vie. 40 leçons, 6 travaux dirigés, 6 fiches à imprimer.

Un cours écrit par un infirmier diplômé d'État, diabétique de type 1. Il forme et il informe, il ne prescrit pas, et il ne remplace jamais ton équipe soignante.