L'Académie Diabète Campus ouvre : 3 programmes écrits par un infirmier, et ce qu'ils ne feront jamais

- ●Les 3 premiers programmes : Le Socle (les bases après le diagnostic), Le Dossier PAI (le PAI d'un enfant à l'école) et Le Coup d'Œil (compter les glucides de ses repas).
- ●Où : dans l'application Diabète Campus, menu Académie, onglet Programmes. Le chapitre 0 de chaque programme se lit gratuitement.
- ●Le cadre : les programmes informent et forment. Ils ne prescrivent rien, ne fixent aucune dose et ne remplacent ni le diabétologue ni l'éducation thérapeutique : ils font le pont entre vous et vos soignants, toujours en complément d'eux.
- ●Le vérifier : l'inscription d'un infirmier en exercice se consulte sur l'Annuaire Santé, annuaire.esante.gouv.fr. Un titre de « coach », lui, ne se vérifie nulle part.
- ●Le prix : 39,90 € le programme, payé une fois, sans abonnement ; 19,90 € dans l'application pour les membres du Blason d'Or (50 % de réduction).
En ce moment, sur les réseaux sociaux, beaucoup de personnes se demandent qui se cache derrière les programmes santé vendus en ligne, et derrière les « coachs » qui les signent. La question est légitime, et elle me concerne : j'ouvre aujourd'hui l'Académie Diabète Campus, avec 3 programmes payants sur le diabète de type 1.
Avant de vous les présenter, je vais donc répondre à cette question pour moi. Qui je suis, ce que mon diplôme me permet d'écrire, ce qu'il ne me permet pas, et comment vous pouvez le vérifier sans me croire sur parole.
L'Académie Diabète Campus, ce que c'est
L'Académie est un espace de l'application Diabète Campus, ouvert avec la version 1.9.0. Elle réunit 3 onglets : la Gazette (les articles du site), le Lexique et les Programmes. Un programme est une formation écrite, découpée en chapitres et en leçons, que l'on suit à son rythme sur son téléphone. L'Académie ouvre avec 3 programmes, et d'autres s'y ajouteront au fil du temps.
- ●Des leçons courtes, qui se terminent souvent par une action à faire chez soi : remplir un document, préparer une question, peser un repas.
- ●Un quiz à la fin de chaque chapitre, sans note ni limite de temps : on le refait autant qu'on veut.
- ●Des documents à télécharger et à imprimer : une carte d'urgence à faire remplir par le médecin, des modèles de courriers, un tableau des glucides.
- ●Le chapitre 0 de chaque programme est gratuit, pour lire avant de décider.
L'achat est réservé aux 16 ans et plus. L'accès est lié à votre compte : vous le retrouvez sur un nouveau téléphone. Et le blog comme le lexique restent gratuits. Ils expliquent ; les programmes, eux, font faire.
Les 3 premiers programmes, en quelques lignes
Le Socle : les bases, enfin dans l'ordre
Pour les personnes diagnostiquées depuis peu, celles qui vivent avec un diabète de type 1 depuis des années sans avoir jamais eu les bases, et leurs proches. Il est construit sur près de 150 questions réelles, trop petites, trop pratiques ou trop gênantes pour une consultation de 20 minutes chez le diabétologue, et les traite dans l'ordre : le corps, le traitement, le matériel, le capteur, les signes qui doivent faire appeler l'équipe soignante ou le 15, la vie sociale, les droits. Le programme compte 58 leçons. Découvrir Le Socle
Le Dossier PAI : le projet d'accueil individualisé à l'école, de la demande au quotidien
Pour les parents d'un enfant diabétique, de la crèche au lycée. Il apprend à demander le projet d'accueil individualisé, à obtenir la partie médicale, à préparer la réunion, puis à former les adultes qui entourent l'enfant, et à réagir quand rien ne se passe. Le programme compte 45 leçons et 16 documents à remplir. Découvrir Le Dossier PAI
Le Coup d'Œil : compter les glucides de ses repas
Pour apprendre à repérer, lire, peser puis estimer les glucides d'une assiette, sans attendre une place pour la semaine d'insulinothérapie fonctionnelle à l'hôpital, ni la remplacer. Le programme compte 40 leçons, dont 6 travaux dirigés à faire avec sa balance et ses vrais repas. Découvrir Le Coup d'Œil
Les 3 sont indépendants : aucun n'est le prérequis d'un autre, et il n'y a pas d'ordre imposé. Je reviens sur chacun en détail dans les prochains jours.
Qui écrit ces programmes, et comment le vérifier
Je m'appelle Nicolas Zeghmati. Je suis infirmier diplômé d'État depuis 2014, et toujours en exercice. Je ne travaille pas en diabétologie : j'exerce dans une unité cognitivo-comportementale (UCC), où je soigne aussi des patients diabétiques de type 1 et participe à leur éducation à la santé. Je ne suis pas pour autant infirmier spécialisé en diabétologie, et je ne le prétends nulle part. Je suis aussi diabétique de type 1 depuis le 26 février 2023. Ces programmes viennent de cette double place : la formation du soignant, et le quotidien de la personne qui vit avec la maladie.
Vous n'avez pas à me croire sur parole. En France, un infirmier qui exerce doit être inscrit au tableau de l'Ordre national des infirmiers, et il est enregistré dans un répertoire public : le RPPS. Ce répertoire se consulte gratuitement sur l'Annuaire Santé de l'Agence du numérique en santé.
Vérifier un professionnel de santé, en 30 secondes
- ●Ouvrez annuaire.esante.gouv.fr.
- ●Tapez le nom de la personne dans « Nom d'exercice », puis « Rechercher ».
- ●La fiche indique la profession et la situation d'exercice. Pour moi : infirmier, « En activité ».
Ça vaut pour n'importe qui : un infirmier, un diététicien, un médecin. Si la personne qui vous vend un programme santé n'y figure pas, ce n'est pas forcément une escroquerie, mais elle n'est pas un professionnel de santé inscrit, et vous savez à quoi vous en tenir.
« Infirmier » est un titre protégé : le Code de la santé publique punit son usage par une personne qui n'y a pas droit, et pour exercer, il faut en plus être inscrit à l'Ordre. « Coach », en santé, n'est protégé par aucun texte : n'importe qui peut l'écrire sur son profil, même si les actes réservés aux soignants lui restent interdits. C'est pour ça que je n'emploie pas ce titre.
Ce qu'un infirmier a le droit d'écrire, et ce qu'il ne fait pas
Le Code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi du 27 juin 2025 sur la profession d'infirmier, range parmi les missions de l'infirmier la prévention, l'éducation à la santé et la participation à l'éducation thérapeutique. Informer, expliquer, apprendre à faire : c'est dans mon rôle. Décider de votre traitement à distance, sans vous connaître ni vous examiner : non, et aucun de ces programmes ne le fait.
| Les programmes le font | Les programmes ne le font jamais |
|---|---|
| Expliquer ce qu'est un ratio insuline/glucides, une dose de fond, une correction | Donner votre ratio, votre dose ou votre objectif |
| Apprendre à compter les glucides d'un repas | Calculer la dose d'insuline qui va avec |
| Décrire les signes qui doivent faire appeler l'équipe soignante, ou le 15 en cas d'urgence | Vous dire quoi faire de votre traitement en cas de crise |
| Préparer les questions à poser à votre médecin | Répondre à sa place |
| Fournir des modèles de documents à faire remplir par le médecin | Pré-remplir un protocole d'urgence |
| Expliquer vos droits et les démarches | Donner un avis juridique sur votre situation |
Les leçons le disent elles-mêmes, avec les mots qu'elles emploient tout au long. Dans Le Coup d'Œil, à chaque fois qu'une notion touche au traitement : « Ce n'est pas mon rôle, c'est le sien », le sien étant celui du diabétologue. Dans les 3 programmes, la même phrase pose la limite dès le premier chapitre : « Ce n'est pas de la prudence de juriste, c'est le partage des rôles. » Et dans Le Socle, à la personne frustrée de ne pas avoir de réponse sur sa dose : « Tu ne changes pas de médecin, tu changes de question. »
Il y a 2 précisions à apporter, parce qu'on mélange souvent les mots :
- ●Ce ne sont pas des programmes d'éducation thérapeutique du patient (ETP). L'ETP, au sens de la loi, est un dispositif encadré par le Code de la santé publique, conforme à un cahier des charges national et déclaré auprès de l'Agence régionale de santé. Si votre service de diabétologie vous en propose un, allez-y : l'Académie ne le remplace pas.
- ●Ce n'est pas un dispositif médical. Aucun calculateur de dose, nulle part, ni dans les programmes ni dans l'application.
Hyppo tuteur : ce qu'il fait, et ce qu'on ne lui demande pas
Dans chaque leçon d'un programme acheté, un bouton « Lever la main » permet de demander à Hyppo, la mascotte de l'application, de réexpliquer la leçon autrement, de donner un exemple ou de répondre à une question courte sur ce qu'elle contient. Ses réponses sont produites par un service d'intelligence artificielle (Anthropic), à partir de la leçon en cours, et seulement si vous l'avez accepté : refuser n'empêche pas de lire le programme. Diabète Campus ne conserve ni la question ni la réponse.
Hyppo n'est pas conçu pour répondre sur un traitement personnel. Une question sur une dose, une situation en cours ou une détresse reçoit un texte écrit à l'avance, qui renvoie vers l'équipe soignante, et vers les numéros d'urgence quand il le faut. Chaque programme inclut 3 questions offertes.
Le prix, et le Blason d'Or
Chaque programme coûte 39,90 €, payé une fois : ce n'est pas un abonnement, et l'accès est sans limite de durée : il reste ouvert tant que le programme existe, avec un minimum garanti de 3 ans, et une fermeture serait annoncée au moins 6 mois à l'avance (ce sont les conditions générales de vente). Une fois acheté, le programme reste à vous, dans votre compte. Et les programmes seront mis à jour au fil du temps : corrections et enrichissements sont offerts, sans supplément, à ceux qui les ont déjà achetés. Il s'achète dans l'application, ou sur sa page du site, et l'accès suit votre compte. Comme l'accès est immédiat, l'achat sur le site vous fait renoncer à votre droit de rétractation, ce que la loi permet pour un contenu numérique : c'est pour ça que vous pouvez lire gratuitement le chapitre 0 dans l'application, et une leçon entière sur la page de chaque programme, avant de payer.
Le Blason d'Or, l'abonnement de l'application (« Ouvre toutes les portes du campus. »), coûte 9,90 € par mois ou 89 € par an, et il se résilie. Il n'est pas nécessaire pour suivre un programme. Mais il change 2 choses à l'Académie :
- ●50 % de réduction sur les programmes : 19,90 € au lieu de 39,90 €, en les achetant dans l'application ;
- ●des questions à Hyppo tuteur au-delà des 3 offertes, jusqu'à 100 par mois et par programme.
Il ouvre aussi le reste de l'application : les 365 étapes du Cursus Sérénité, le coffre pour vos documents médicaux et le Casier sans limite de nombre, l'estimation des glucides en photo sans limite… Le détail est sur la page de l'application.
Comment reconnaître un programme santé sérieux en ligne
Que vous achetiez chez moi ou ailleurs, voici les questions que je me pose moi-même avant de faire confiance à un contenu santé payant :
- ●Qui l'écrit, et peut-on le vérifier ? Un nom, une profession, une inscription consultable sur l'Annuaire Santé.
- ●Promet-il un résultat ? Une hémoglobine glyquée, une glycémie « stable », une guérison : un professionnel de santé ne promet pas ce qui dépend de votre corps et de votre traitement.
- ●Vous dit-il de modifier votre traitement ? Une dose, un ratio, un arrêt : ces décisions se prennent avec votre médecin, jamais avec un programme.
- ●Renvoie-t-il vers votre équipe soignante ? Un contenu sérieux vous y renvoie souvent. Un contenu qui s'y oppose, ou qui la dénigre, est un signal d'alerte.
- ●Peut-on lire avant de payer ? Une leçon entière, pas une vidéo de présentation.
- ●Le prix et les conditions sont-ils écrits clairement ? Abonnement ou non, remboursement ou non, avant d'entrer sa carte.
Ce que l'Académie ne fait pas
Elle ne remplace pas votre équipe soignante. Ni le diabétologue, ni l'infirmière de coordination, ni le diététicien, ni la semaine d'éducation à l'hôpital quand on vous la propose. Les programmes vous apprennent à arriver devant eux avec des faits et des questions.
Elle ne promet aucun résultat. Pas d'hémoglobine glyquée à atteindre, pas de glycémie « équilibrée » à la clé. Elle promet des compétences : savoir lire une étiquette, savoir monter un dossier, savoir quoi demander.
Elle ne vous connaît pas. Un programme écrit s'adresse à tout le monde : il ne sait rien de votre traitement, de vos réglages ni de votre histoire. C'est précisément pour ça qu'il ne décide de rien à votre place.
Mon mot de la fin : écrire ce que j'aurais voulu lire
Le soir de mon diagnostic, j'étais infirmier depuis près de 9 ans. Je savais ce qu'était le diabète de type 1, je l'avais étudié pendant ma formation. Et pourtant, rentré chez moi, je ne savais pas quoi faire de mon assiette. Ce que j'ai mis des mois à rassembler, je l'ai écrit dans ces programmes, en restant à ma place : celle de quelqu'un qui explique, pas de quelqu'un qui soigne à distance.
Ces programmes ne remplacent aucun soignant : ils font le pont entre vous et ceux qui vous suivent. Ils vous aident à comprendre ce qu'on vous a dit, à préparer ce que vous allez demander, et à appliquer ce qui a été décidé avec eux. Toujours en complément des professionnels de santé, jamais à leur place.
Si une seule chose doit rester de cet article, c'est celle-ci : avant de payer un programme santé, vérifiez qui l'a écrit. Pour moi comme pour les autres.
Découvrir l'Académie
Les 3 programmes, une leçon entière à lire gratuitement pour chacun, et la façon de les suivre dans l'application Diabète Campus.
Diabète Campus.
Questions fréquentes sur l'Académie Diabète Campus
Qu'est-ce que l'Académie Diabète Campus ?
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Un espace de l'application Diabète Campus qui propose des programmes de formation en ligne sur le diabète de type 1. Il ouvre avec 3 programmes, Le Socle, Le Dossier PAI et Le Coup d'Œil, et d'autres s'y ajouteront au fil du temps. Ils sont écrits par un infirmier diplômé d'État, lui-même diabétique de type 1, et se suivent à son rythme, avec des leçons, des quiz et des documents à imprimer.
Qui écrit les programmes de l'Académie ?
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Nicolas Zeghmati, infirmier diplômé d'État depuis 2014 et toujours en exercice, hors diabétologie, et diabétique de type 1 depuis 2023. Son inscription se vérifie sur l'Annuaire Santé (annuaire.esante.gouv.fr), en cherchant son nom.
Un infirmier a-t-il le droit de former des personnes diabétiques ?
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Oui : depuis la loi du 27 juin 2025, le Code de la santé publique range la prévention et l'éducation à la santé parmi les missions de l'infirmier. Les programmes de l'Académie restent dans ce cadre : ils ne prescrivent rien et ne fixent aucune dose d'insuline, car votre traitement se décide avec l'équipe qui vous suit.
Les programmes remplacent-ils l'éducation thérapeutique ou le diabétologue ?
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Non. Ce ne sont pas des programmes d'éducation thérapeutique du patient au sens de la loi, et ils ne remplacent ni le suivi par le diabétologue ni la semaine d'éducation à l'hôpital. Ils aident à arriver en consultation avec des faits et des questions.
Combien coûte un programme de l'Académie ?
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Chaque programme coûte 39,90 €, payé une fois, sans abonnement. Les membres du Blason d'Or, l'abonnement de l'application, l'ont à 19,90 € (50 % de réduction) en l'achetant dans l'application. Le chapitre 0 de chaque programme se lit gratuitement dans l'application. Les mises à jour d'un programme acheté sont offertes.
Faut-il le Blason d'Or pour suivre un programme ?
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Non. Un programme acheté se suit en entier sans abonnement. Le Blason d'Or (9,90 € par mois ou 89 € par an) offre 50 % de réduction sur les programmes (19,90 € au lieu de 39,90 €, dans l'application) et ouvre des questions à Hyppo tuteur au-delà des 3 offertes, jusqu'à 100 par mois et par programme.
Comment vérifier qu'un professionnel de santé est bien diplômé ?
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Sur l'Annuaire Santé de l'Agence du numérique en santé, annuaire.esante.gouv.fr : on tape son nom, et la fiche indique sa profession et sa situation d'exercice. Les infirmiers, médecins, pharmaciens ou diététiciens enregistrés y figurent. Un titre de « coach » ne se vérifie nulle part, car il n'est protégé par aucun texte.
Hyppo tuteur peut-il me dire quelle dose d'insuline faire ?
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Non. Hyppo réexplique la leçon en cours, donne un exemple ou répond à une question courte sur son contenu. Une question sur un traitement personnel reçoit un texte écrit à l'avance qui renvoie vers l'équipe soignante, et vers les numéros d'urgence quand il le faut.
Sources : Code de la santé publique, article L4311-1 (profession d'infirmier, rédaction de la loi n° 2025-581 du 27 juin 2025), article L4311-15 (inscription au tableau de l'Ordre), article L4314-5 (usage sans droit de la qualité d'infirmier) et article L1161-2 (programmes d'éducation thérapeutique du patient) ; Agence du numérique en santé, Annuaire Santé ; Diabète Campus, conditions générales de vente de l'Académie.




