Comprendre le diabète de type 1 : mécanismes et repères
Comment fonctionne un pancréas qui ne fabrique plus d'insuline, ce que mesure vraiment une HbA1c, pourquoi le type 1 n'a rien à voir avec le type 2. Les bases, expliquées une fois pour toutes, pour cesser de subir un vocabulaire que personne n'a pris le temps de traduire.
Des réponses générales, écrites par un infirmier diplômé d'État. Elles ne remplacent pas l'avis de votre équipe soignante, qui seule connaît votre situation.
Quelle est la différence entre le diabète de type 1 et le type 2 ?
Ce sont deux maladies différentes qui partagent un symptôme. Dans le type 1, une réaction auto-immune détruit les cellules qui fabriquent l'insuline : le corps n'en produit plus, et l'apport extérieur est vital dès le diagnostic. Dans le type 2, l'insuline est produite mais le corps y répond mal. L'âge, le poids et le mode de vie jouent un rôle dans le second, pas dans le premier.
Qu'est-ce que l'HbA1c, et que mesure-t-elle vraiment ?
L'hémoglobine glyquée reflète la moyenne des glycémies des deux à trois mois écoulés. C'est une moyenne, donc elle ne dit rien des écarts : deux personnes peuvent afficher le même chiffre avec des courbes très différentes. C'est pour cela qu'on la lit désormais avec le temps dans la cible, qui montre la stabilité.
Le diabète de type 1 est-il héréditaire ?
Beaucoup moins qu'on ne le croit. La grande majorité des personnes diagnostiquées n'ont aucun cas dans leur famille. Il existe une prédisposition génétique, mais elle ne suffit pas : un facteur déclencheur, encore mal identifié, intervient. Avoir un parent DT1 augmente le risque sans le rendre probable.
Pourquoi parle-t-on de maladie auto-immune ?
Parce que le système immunitaire, qui devrait défendre l'organisme, s'attaque aux cellules bêta du pancréas et les détruit. Rien dans le mode de vie n'a provoqué cela, et rien n'aurait pu l'empêcher. C'est aussi pourquoi le diabète de type 1 s'accompagne parfois d'autres maladies auto-immunes, comme une thyroïdite ou une maladie cœliaque.