Congrès européen du diabète 2026 (EASD, Milan) : ce qui change vraiment pour le diabète de type 1

- ●Ce qui change déjà : le consensus américain et européen sur le diabète de type 1 de l'adulte, publié le 16 septembre 2026, fait du capteur de glucose la référence et de la boucle fermée le meilleur mode d'administration de l'insuline, s'il est utilisé régulièrement.
- ●Le dépistage avance : 140 568 enfants dépistés dans 8 pays européens ; sans antécédent familial, environ 1 sur 350 avait déjà un diabète de type 1 à un stade précoce. La France ne fait pas partie de ce programme.
- ●Ce qui n'a pas marché : l'essai français DIABIL-2 (interleukine-2 à faible dose) n'a pas protégé les cellules qui fabriquent l'insuline, et l'effet du baricitinib s'estompe après l'arrêt du traitement.
- ●Ce qui reste lointain : greffer des cellules qui fabriquent l'insuline sans devoir prendre un traitement anti-rejet à vie. À ce jour, un seul patient a reçu une telle greffe dans une étude publiée.
- ●Notre règle : pour chaque résultat, nous indiquons s'il est publié dans une revue scientifique, seulement présenté au congrès, ou simplement annoncé par un industriel.
Mardi 29 septembre 2026, 9 heures, à Milan. Au centre de congrès Allianz MiCo, la chercheuse allemande Anette-Gabriele Ziegler monte à la tribune pour la conférence du prix Claude Bernard, que l'EASD lui a décerné pour l'ensemble de sa carrière. Son titre : « Type 1 diabetes: a new beginning », le diabète de type 1, un nouveau départ.
Le choix n'est pas anodin. Le congrès de l'EASD (l'Association européenne pour l'étude du diabète) parle surtout de diabète de type 2 et d'obésité, et cette année encore, les annonces les plus commentées portaient sur des médicaments amaigrissants. Que ce prix revienne cette année à une spécialiste du dépistage du type 1 dit quelque chose du moment que nous vivons.
Le 7 septembre, en vous présentant les estimations du nombre de diabétiques de type 1 dans le monde, nous avions promis de revenir sur ce congrès une fois terminé, pour raconter ce qui en sort réellement plutôt que ce qui aura été annoncé. Voici ce bilan. Il est moins spectaculaire que les titres que vous lirez ailleurs, et c'est voulu : pour chaque résultat, nous vous disons s'il est publié dans une revue scientifique, seulement présenté au congrès, ou simplement annoncé par une entreprise.
Ce qui change déjà pour le diabète de type 1 : 2 textes publiés juste avant le congrès
Commençons par une précision d'honnêteté. Les 2 textes qui changent vraiment la prise en charge du diabète de type 1 cette année n'ont pas été dévoilés à Milan : ils ont été publiés dans la revue Diabetologia les 15 et 16 septembre, 2 semaines avant l'ouverture. Ils étaient dans toutes les têtes pendant le congrès, mais ce ne sont pas des « annonces du congrès ».
Le consensus ADA et EASD sur le diabète de type 1 de l'adulte
L'Association américaine du diabète et l'Association européenne pour l'étude du diabète ont mis à jour ensemble leurs recommandations sur la prise en charge du diabète de type 1 chez l'adulte. La version précédente datait de 2021. Ce qui change, en résumé :
Les 5 points à retenir du consensus de 2026
- ●Le capteur de glucose devient la référence. La mesure continue du glucose est présentée comme le standard de soins, avec un lecteur de glycémie et de quoi mesurer les cétones toujours à portée de main. Voir la fiche capteur de glucose.
- ●La boucle fermée, meilleur mode d'administration. Les systèmes d'administration automatisée d'insuline sont décrits comme la méthode optimale, à condition d'être utilisés régulièrement.
- ●Les insulines hebdomadaires ne sont pas recommandées en routine. Dans les essais sur le diabète de type 1, ces insulines à une injection par semaine ont entraîné davantage d'hypoglycémies importantes (sous 0,54 g/L) et sévères. L'insuline icodec est pourtant autorisée en Europe.
- ●Aucun médicament ajouté à l'insuline n'est recommandé en routine. La metformine est généralement déconseillée, et les autorisations européennes de 2 médicaments de la famille des SGLT2 dans le diabète de type 1 ont été retirées, à la demande des laboratoires eux-mêmes.
- ●De nouveaux sujets : les traitements qui retardent l'arrivée du diabète déclaré, comme le téplizumab au stade 2, le dépistage des complications à long terme, l'excès de poids et le risque cardiovasculaire.
Ce texte mérite un article à lui seul, et nous lui en consacrerons un. Retenez pour l'instant qu'il donne un appui officiel à ce que beaucoup d'entre nous demandent déjà en consultation : un capteur pour tous, et l'accès à la boucle fermée.
La première recommandation de l'EASD sur la détresse liée au diabète
C'est une première : l'EASD a publié le 15 septembre sa toute première recommandation clinique fondée sur une méthode d'évaluation des preuves, et elle ne porte pas sur un médicament. Elle porte sur la détresse liée au diabète, cette charge émotionnelle de devoir gérer sa maladie tous les jours. Des personnes vivant avec le diabète ont participé à sa rédaction.
Elle demande que le bien-être émotionnel soit abordé régulièrement en consultation, avec des outils validés et un soutien psychologique accessible. Et pour les adultes diabétiques de type 1, elle soutient 3 approches pour réduire cette détresse : les interventions psychologiques, le capteur de glucose et la boucle fermée. Autrement dit, la technologie n'est plus seulement jugée sur l'HbA1c : elle l'est aussi sur ce qu'elle enlève de poids sur les épaules. Nous en avions parlé dans notre article sur ce que le diabète de type 1 use vraiment.
Et un consensus sur le passage de la pédiatrie aux soins adultes
Publié le 14 septembre par la Société internationale pour le diabète de l'enfant et de l'adolescent (ISPAD), l'EASD et l'ADA, ce troisième texte encadre un moment que beaucoup de familles redoutent : le passage du service de pédiatrie au diabétologue adulte, entre l'adolescence et le début de l'âge adulte, une période où le recours aux soins non programmés est fréquent.
Dépistage du diabète de type 1 : 140 568 enfants en Europe, la France absente
C'est le résultat le plus solide présenté à Milan pour le diabète de type 1, même s'il n'est pas encore publié dans une revue. Le programme européen EDENT1FI, coordonné par Chantal Mathieu (Louvain) et Anette-Gabriele Ziegler (Munich), a dépisté 140 568 enfants et adolescents dans 8 pays : Tchéquie, Danemark, Allemagne, Italie, Pologne, Portugal, Suède et Royaume-Uni.
| Enfants dépistés | Diabète de type 1 au stade précoce |
|---|---|
| Avec un parent, un frère ou une sœur diabétique de type 1 | 2,13 %, soit environ 1 enfant sur 45 |
| Sans antécédent familial | 0,32 %, soit environ 1 enfant sur 350 |
Parmi les 386 enfants dont le bilan a été complété, 78 % étaient au stade 1 (auto-anticorps présents, glycémie normale), 18 % au stade 2 (glycémie qui commence à se dérégler) et 4,1 % déjà au stade 3, celui du diabète déclaré, sans avoir encore été diagnostiqués. Le programme recommande 3 moments de dépistage : entre 2 et 4 ans, entre 6 et 8 ans et entre 10 et 15 ans, exactement les âges du consensus international paru le 10 septembre, que nous avons détaillé dans notre article sur le dépistage du diabète de type 1.
La France n'est pas dans la liste des 8 pays. Ce qui existe chez nous, c'est le programme PRÊT1D, qui vise en priorité les proches d'une personne diabétique de type 1. Or ces chiffres le rappellent : près de 2 enfants repérés sur 3 n'avaient aucun antécédent familial. Une équipe française était tout de même présente sur le sujet, celle de Roberto Mallone (hôpital Cochin), avec un travail sur la technique de dosage des auto-anticorps.
Quant à la projection mondiale DIAMOND-T1D, présentée elle aussi à Milan et que nous avions détaillée le 7 septembre, elle n'était toujours pas publiée dans une revue scientifique au 6 octobre 2026.
Nouveaux traitements du diabète de type 1 : ce qui n'a pas marché
C'est la partie que les titres de presse évitent, et c'est pourtant celle qui vous protège des faux espoirs. Plusieurs pistes pour freiner la maladie au moment du diagnostic ont donné cette année des résultats décevants, et elles méritent d'être connues autant que les succès.
DIABIL-2, un essai français négatif
Publié le 1er octobre 2026 dans The Lancet Diabetes & Endocrinology, en plein congrès, l'essai DIABIL-2 a été piloté par l'AP-HP, avec les professeurs Michelle Rosenzwajg et David Klatzmann. Il testait l'interleukine-2 à faible dose, une molécule qui stimule les lymphocytes T régulateurs, les cellules du système immunitaire chargées de calmer l'attaque contre le pancréas.
L'essai a suivi 141 personnes de 6 à 35 ans, sous insuline depuis moins de 3 mois, pendant 1 an, dans 19 hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne, en Suisse et aux Pays-Bas. Le traitement a bien fait ce qu'on attendait de lui sur le système immunitaire : les lymphocytes régulateurs se sont multipliés. Mais il n'a pas préservé la production d'insuline, mesurée par le peptide C : aucune différence avec le placebo au bout de 12 mois. Les auteurs avancent une explication : au moment du diagnostic, l'inflammation serait trop intense pour ce traitement utilisé seul, et il faudrait le tester plus tôt, ou en association.
Le baricitinib : un effet qui s'estompe à l'arrêt
Le baricitinib, un comprimé utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde, avait suscité l'espoir en 2023 en préservant la fonction des cellules bêta pendant 1 an de traitement. Le suivi de l'essai australien BANDIT, publié en août 2026 dans Diabetes Care, montre ce qui se passe après l'arrêt : l'avantage persiste encore 6 mois, puis disparaît au bout de 1 an. Pas de différence non plus sur la dose d'insuline ni sur l'HbA1c pendant ce suivi. Conclusion des auteurs : un effet durable demanderait sans doute un traitement continu.
La ladarixine, arrêtée pour futilité
Un essai international sur la ladarixine, une autre molécule destinée à freiner la maladie au début, a été arrêté pour futilité, c'est-à-dire parce qu'il n'avait plus de chance de montrer un bénéfice. Ses résultats ont été déposés fin août 2026 sur le registre public des essais cliniques.
Le téplizumab, seul traitement qui tient
Face à ces échecs, le seul traitement qui retarde réellement le diabète de type 1 reste le téplizumab. Des équipes italiennes et britanniques ont présenté à Milan leurs premières expériences en vie réelle, chez l'enfant et chez l'adulte, sans résultats chiffrés publiés à ce jour. En France, il est accessible depuis le 16 avril 2026 dans le cadre d'un accès précoce, à partir de 8 ans, au stade 2. Tout est expliqué dans notre article sur le Teizeild en France.
Cellules souches et greffe d'îlots : prometteur, mais pas pour demain
Une session entière était consacrée aux îlots fabriqués à partir de cellules souches : une équipe chinoise qui utilise les propres cellules du patient, une équipe de Kyoto qui a traité un premier patient avec les cellules d'un donneur, et une équipe suédoise qui travaille sur des îlots modifiés pour échapper au système immunitaire. Aucun nouveau résultat chiffré n'a été rendu public.
Ce qui est publié tient en une ligne : cet été, le New England Journal of Medicine a décrit un seul patient, en Suède, greffé avec des îlots génétiquement modifiés, dont les cellules ont survécu sans aucun traitement anti-rejet. C'est une avancée réelle. C'est aussi, pour l'instant, un seul cas.
Du côté de l'industrie, le laboratoire Vertex, le plus avancé avec son traitement zimislecel, indiquait début août continuer à inclure des patients dans son essai, sans annoncer de date de demande d'autorisation. Aucune de ces approches ne sera disponible en France à court terme. Pour comprendre ce qui existe déjà, voyez notre article sur la greffe d'îlots de Langerhans, remboursée depuis 2021 mais réservée à une minorité.
Vivre avec un diabète de type 1 : ce que le congrès a montré sur le quotidien
Toutes les études présentées ne parlaient pas de molécules. Plusieurs répondaient à des questions très concrètes. Aucune n'est encore publiée dans une revue, sauf celle sur le vaccin : prenez-les comme des indications, pas comme des règles.
Les 6 études du quotidien, en bref
- ●Le marathon. En Pologne, 10 coureurs diabétiques de type 1 ont été suivis sous capteur pendant un marathon. Seulement 2 mesures en hypoglycémie, chez un seul coureur, avec en moyenne 53,5 g de glucides par heure. Mais les capteurs s'écartaient en moyenne de 37 à 43 % de la glycémie réelle pendant l'effort : en course, une mesure au doigt reste utile. Voir la fiche diabète et sport.
- ●La sexualité. Une autre équipe polonaise a suivi 12 adultes sur 110 rapports, sous capteur. Aucune hypoglycémie cliniquement significative. La glycémie baissait dans 58 % des cas et montait dans 42 %.
- ●L'alimentation très pauvre en glucides chez l'enfant. Dans un grand registre allemand de suivi, qui réunit 25 ans de données sur 45 569 enfants, les 219 qui suivaient un régime très pauvre en glucides n'avaient ni retard de croissance ni plus d'hypoglycémies sévères ou d'acidocétoses, et leur HbA1c était plus basse. C'est une étude d'observation, sur une alimentation déclarée par les familles : ce n'est pas une recommandation, et un tel changement ne se fait pas sans l'équipe soignante.
- ●Une glycémie trop serrée. En Allemagne, sur 400 personnes diabétiques, dont 72 % de type 1, une glycémie tenue au plus serré, tout en restant dans des limites sûres, s'accompagnait selon les chercheurs de moins de plaisir de vivre.
- ●Le Covid. Au début de la pandémie, plusieurs études avaient fait craindre que le Covid puisse déclencher un diabète de type 1. Une équipe danoise a comparé 2 115 jeunes de moins de 30 ans diagnostiqués entre 2020 et 2023 à 10 575 jeunes du même âge qui ne l'étaient pas. Résultat : ceux qui avaient eu le Covid n'étaient pas devenus diabétiques plus souvent, leur risque était même un peu plus bas (de 16 %). Cela ne veut pas dire que le Covid protège : c'est surtout une réponse rassurante à cette crainte.
- ●Le vaccin contre le rotavirus. Seule étude de cette liste publiée dans une revue (Diabetologia, août 2026) : en Norvège, sur 740 744 enfants, ce vaccin du nourrisson ne protège pas du diabète de type 1 comme certains l'espéraient, et la petite hausse observée disparaît quand l'analyse est affinée.
Sur les stands : les pompes à insuline que vous attendez en France
Un congrès, ce sont aussi les stands des fabricants. Des visiteurs y ont posé les questions que vous nous posez souvent, et les réponses des commerciaux ont circulé sur les réseaux sociaux. Nous les avons confrontées aux sources officielles. Une règle à garder en tête : une date donnée sur un stand est une promesse commerciale, pas un calendrier.
Les 3 pompes : ce qui est officiel
- ●Tandem Mobi. Cette petite pompe à insuline de 200 unités, qui se porte collée sur le corps ou dans une poche, a été lancée le 28 septembre 2026 dans 12 pays, dont la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni. La France n'en fait pas partie, et Tandem parle seulement d'autres pays « dans les prochains mois ». Sur le stand, 2027 a été évoqué pour la France : rien d'officiel à ce jour.
- ●MiniMed Flex. Marquée CE le 2 septembre 2026, c'est une pompe de 300 unités pilotée depuis le téléphone, avec le même algorithme que la MiniMed 780G. Elle fonctionne avec les capteurs Simplera Sync et Instinct, ce dernier étant conçu par Abbott pour MiniMed, au format du FreeStyle Libre 3 Plus. Le fabricant annonce un lancement européen à partir de fin 2026 dans « certains pays », sans nommer la France.
- ●Medtrum. La pompe patch TouchCare est remboursée en France, mais pas pour une utilisation en boucle fermée. Surtout, le 5 février 2026, l'ANSM a suspendu le capteur TouchCare MD3658 (vente, publicité et utilisation) et arrêté l'étude française de boucle fermée, après des erreurs de mesure graves : hypoglycémies et hyperglycémies sévères, acidocétoses. Environ 130 patients étaient concernés. La pompe utilisée seule, ou avec le capteur d'un autre fabricant, n'était pas visée. Le fabricant montrait à Milan un nouveau capteur : avant toute boucle fermée en France, il devra passer une nouvelle évaluation.
Pour comparer les systèmes déjà disponibles, voyez notre article sur les capteurs de glucose, et la fiche capteur de glucose du lexique.
La France à Milan
La presse française a très peu parlé de ce congrès pour le diabète de type 1. Les équipes françaises, elles, étaient bien présentes. La grande cohorte française SFDT1, qui suit près de 7 000 adultes diabétiques de type 1 depuis 2021, a présenté 4 travaux, dont un « jumeau numérique » capable de classer les patients en 7 profils pour prédire leur risque de complications. D'autres équipes ont présenté des études sur la boucle fermée : son efficacité selon le poids, les hypoglycémies pendant l'effort, le sommeil.
Un dernier résultat concerne directement les patients français, avec une réserve : il vient d'un communiqué d'entreprise. Le fabricant de la pompe patch Kaleido a présenté des données de vie réelle sur 3 918 adultes en Allemagne, aux Pays-Bas et en France, équipés de l'algorithme français DBLG1 de Diabeloop : 72,2 % du temps dans la cible en médiane. Ce sont des chiffres de fabricant, pas encore relus par des chercheurs indépendants.
Le prochain congrès de l'EASD se tiendra à Budapest, du 20 au 24 septembre 2027.
Ce que ce congrès ne change pas, pour l'instant
Aucun nouveau traitement n'est arrivé en France. Rien de ce qui a été présenté à Milan ne sera dans votre pharmacie le mois prochain. Les 2 recommandations publiées en septembre changent les objectifs de prise en charge, pas encore les remboursements.
La plupart des résultats ne sont pas encore publiés. Une présentation au congrès n'a pas été relue par des chercheurs indépendants. Les résumés détaillés paraîtront après le congrès, et certains chiffres pourront évoluer d'ici la publication complète.
Personne ne guérit le diabète de type 1. Les essais pour freiner la maladie au diagnostic ont plutôt échoué cette année, et un seul cas de greffe de cellules sans traitement anti-rejet a été publié à ce jour. Méfiez-vous de tout titre qui annoncerait le contraire.
Et rien ici ne remplace votre équipe soignante. Si le consensus sur l'adulte vous donne envie de demander un capteur, une boucle fermée ou un soutien psychologique, c'est la bonne conversation à avoir avec votre diabétologue.
Arriver en consultation avec les bonnes questions
Ces recommandations ne servent que si elles entrent dans votre consultation. Noter ce qui vous pèse, garder une trace lisible de vos glycémies et préparer les questions à poser à votre diabétologue : c'est à cela que sert le Cahier de santé de l'application Diabète Campus, conçue par un infirmier lui-même diabétique de type 1.
Diabète Campus.
Questions fréquentes sur le congrès EASD 2026
Quand et où a eu lieu le congrès EASD 2026 ?
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Le 62e congrès annuel de l'EASD, l'Association européenne pour l'étude du diabète, s'est tenu à Milan, en Italie, au centre de congrès Allianz MiCo, du 28 septembre au 2 octobre 2026. C'est l'un des plus grands congrès au monde consacrés au diabète. Le suivant aura lieu à Budapest, en Hongrie, du 20 au 24 septembre 2027.
Y a-t-il un nouveau traitement du diabète de type 1 en 2026 ?
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Aucun traitement nouveau n'a été présenté à l'EASD 2026 pour une mise à disposition prochaine en France. Le seul traitement qui retarde le diabète de type 1, le téplizumab (Teizeild), est accessible en France depuis le 16 avril 2026 dans le cadre d'un accès précoce, à partir de 8 ans, au stade 2 de la maladie. Les essais pour freiner la maladie au moment du diagnostic ont plutôt déçu en 2026, comme l'essai français DIABIL-2 sur l'interleukine-2, et les greffes de cellules souches restent au stade de la recherche.
Que recommande le consensus ADA et EASD 2026 sur le diabète de type 1 de l'adulte ?
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Publié le 16 septembre 2026 dans Diabetologia, ce consensus fait du capteur de glucose la référence chez l'adulte diabétique de type 1, et présente la boucle fermée comme le meilleur mode d'administration de l'insuline lorsqu'elle est utilisée régulièrement. Il ne recommande pas les insulines hebdomadaires en routine, en raison d'un risque plus élevé d'hypoglycémies importantes et sévères, ni aucun médicament ajouté à l'insuline en routine. Il aborde aussi les traitements qui retardent le diabète déclaré, comme le téplizumab, le dépistage des complications à long terme, l'excès de poids et le risque cardiovasculaire.
Les insulines à une injection par semaine sont-elles adaptées au diabète de type 1 ?
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Pas en routine, selon le consensus de l'Association américaine du diabète et de l'Association européenne pour l'étude du diabète publié en septembre 2026. Dans les essais menés chez des personnes diabétiques de type 1, ces insulines hebdomadaires ont entraîné davantage d'hypoglycémies importantes et sévères qu'une insuline lente quotidienne, surtout au milieu de la semaine. L'insuline icodec est autorisée en Europe, mais le consensus en déconseille l'usage en routine dans le diabète de type 1.
La greffe de cellules souches peut-elle guérir le diabète de type 1 ?
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Pas aujourd'hui. Plusieurs équipes en Chine, au Japon et en Suède travaillent sur des îlots fabriqués à partir de cellules souches ou modifiés pour échapper au système immunitaire, et l'une d'elles a publié en 2026 le cas d'un patient dont les cellules greffées ont survécu sans traitement anti-rejet. Mais il s'agit d'un seul patient, et aucune de ces approches n'a de date de mise à disposition en France. La seule greffe disponible en France, la greffe d'îlots de Langerhans, est remboursée depuis 2021 mais réservée à une minorité de patients et impose un traitement anti-rejet à vie.
Le dépistage du diabète de type 1 chez l'enfant existe-t-il en Europe ?
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Oui, dans 8 pays européens réunis dans le programme EDENT1FI : Tchéquie, Danemark, Allemagne, Italie, Pologne, Portugal, Suède et Royaume-Uni. Les résultats présentés à l'EASD 2026 portent sur 140 568 enfants dépistés : environ 1 enfant sur 350 sans antécédent familial, et 1 sur 45 avec un proche diabétique de type 1, avait déjà un diabète de type 1 à un stade précoce. La France ne fait pas partie de ce programme ; elle dispose du programme PRÊT1D, qui vise en priorité les proches d'une personne diabétique de type 1.
La pompe Tandem Mobi est-elle disponible en France ?
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Pas encore. Tandem a lancé sa pompe Mobi le 28 septembre 2026 dans 12 pays, dont la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni, mais pas en France. Le fabricant annonce d'autres pays « dans les prochains mois », sans date pour la France. Une arrivée en 2027 a été évoquée sur son stand au congrès EASD de Milan, mais elle n'a rien d'officiel à ce jour.
Peut-on courir un marathon avec un diabète de type 1 ?
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Une petite étude polonaise présentée à l'EASD 2026, sur 10 coureurs diabétiques de type 1 suivis sous capteur de glucose, n'a relevé que 2 mesures en hypoglycémie, chez un seul coureur, avec un apport moyen de 53,5 g de glucides par heure de course. Elle montre aussi que les capteurs s'écartaient en moyenne de 37 à 43 % de la glycémie réelle pendant l'effort, ce qui justifie de garder une mesure au doigt en course. Elle n'est pas encore publiée, et la préparation d'un marathon se fait avec son équipe soignante.
Sources : Holt R I G et coll., consensus ADA et EASD sur la prise en charge du diabète de type 1 de l'adulte, Diabetologia, 16 septembre 2026 ; Speight J et coll., recommandation EASD sur la détresse liée au diabète, Diabetologia, 15 septembre 2026 ; de Beaufort C et coll., consensus ISPAD, EASD et ADA sur la transition de la pédiatrie aux soins adultes, Diabetologia, 14 septembre 2026 ; EASD, communiqué sur le programme EDENT1FI, 1er octobre 2026 ; Rosenzwajg M, Klatzmann D et coll., essai DIABIL-2, The Lancet Diabetes & Endocrinology, 1er octobre 2026 ; So M et coll., suivi de l'essai BANDIT après l'arrêt du baricitinib, Diabetes Care, août 2026 ; registre de l'essai sur la ladarixine, ClinicalTrials.gov ; Carlsson P-O et coll., survie d'îlots hypoimmuns sans immunosuppression, New England Journal of Medicine, 2026 ; Östman M et coll., vaccination contre le rotavirus et diabète de type 1, Diabetologia, août 2026 ; communiqués de l'EASD sur le marathon, la sexualité, l'alimentation très pauvre en glucides chez l'enfant, la qualité de vie et le Covid ; programme final de l'EASD 2026 ; communiqué de ViCentra, 1er octobre 2026 ; EASD 2027 ; Tandem Diabetes Care, lancement de la Mobi dans 12 pays, 28 septembre 2026 ; marquage CE de la MiniMed Flex, 2 septembre 2026 ; ANSM, décision sur le capteur TouchCare MD3658, 5 février 2026 ; HAS, avis sur la pompe TouchCare, 15 février 2022.








