Le Jardin d'Aubépine : les coques et stickers qui habillent les dispositifs du diabète de type 1

- ●Qui : Virginie, diabétique de type 1 depuis ses 10 ans, a lancé la chaîne YouTube « Aubépine » en 2016, puis la boutique Le Jardin d'Aubépine en septembre 2017, près de Nancy.
- ●Ce qu'elle crée : des coques pour Omnipod et Dexcom G6, des stickers pour capteurs (Dexcom G7 et One+, FreeStyle Libre, Simplera) et pour pompes (Minimed, Tandem t:slim X2, YpsoPump), des tubes de resucrage et des bijoux.
- ●Où c'est fabriqué : les coques nues sortent d'un ESAT de Ludres, en Meurthe-et-Moselle, où travaillent une quarantaine de personnes en situation de handicap. La finition se fait ensuite à la main, dans son atelier.
- ●Les ateliers : des séances de 2 h 30 à Ludres, près de Nancy, ouvertes à tous, diabétiques ou non, et proposées aux professionnels de santé pour leurs patients. On repart avec la pièce qu'on a faite.
- ●Ce que ce n'est pas : ni un dispositif médical, ni un adhésif de maintien. Une coque ne rattrape pas un capteur qui se décolle et ne doit jamais gêner la zone d'insertion.
Un capteur de glycémie, c'est un disque de plastique blanc de la taille d'une pièce de deux euros, collé sur le bras. Une pompe patch, c'est un galet clair posé sur la cuisse ou sur le ventre. Personne ne les a dessinés pour être beaux, et ce n'est pas un reproche : le cahier des charges dit qu'ils doivent tenir 10 à 14 jours, résister à la douche, à la sueur et au chlore, transmettre sans faillir. L'esthétique n'y figure pas.
Sauf qu'on ne les porte pas dans un tiroir. On les porte en tee-shirt, en robe, à la piscine, à un mariage, au premier jour d'un nouveau travail. Et à Ludres, à quelques kilomètres au sud de Nancy, une entreprise s'occupe précisément de ce que les fabricants n'ont pas prévu : Le Jardin d'Aubépine.
Pourquoi le matériel du diabète de type 1 n'est pas dessiné pour être joli
Le capteur de glycémie en continu et la pompe à insuline ont transformé la vie des diabétiques de type 1. Ils ont aussi rendu la maladie visible. Avant eux, un DT1 pouvait faire ses injections à l'écart et personne n'en savait rien. Aujourd'hui, le diabète se porte sur la peau, en permanence, à un endroit qu'on ne choisit qu'à moitié.
Cela crée une difficulté que peu de gens anticipent au moment du diagnostic : il faut apprendre à porter un objet médical sur soi, tout le temps, devant tout le monde. Les questions au restaurant, le regard sur le bras nu à la plage, l'enfant qui montre du doigt dans la file d'attente. Ce n'est pas dramatique, mais ce n'est pas rien non plus, et cela s'ajoute à une charge mentale déjà bien remplie.
La réponse spontanée, pour beaucoup, consiste à cacher. Manches longues en plein été, dispositifs posés dans le dos, pompe glissée sous la ceinture. C'est exactement là que se situe le travail du Jardin d'Aubépine, et c'est pour cela qu'il mérite un article : il ne propose pas de cacher mieux, il propose de montrer autrement.
Le Jardin d'Aubépine, pour ne plus laisser les dispositifs parler à sa place
Virginie vit avec un diabète de type 1 depuis l'âge de 10 ans. Sur la page « À propos » de son site, elle résume les quatorze années qui ont suivi en une phrase : « je cherchais juste à la cacher ». Puis est arrivé l'Omnipod, cette pompe sans fil qui se colle directement sur la peau. Et il s'est produit l'inverse de ce qu'elle attendait.
De cette bascule est née la chaîne YouTube « Aubépine », en 2016, où elle parle de son diabète sans le dramatiser. Les retours ont été assez nombreux pour que l'idée suivante s'impose d'elle-même : en septembre 2017, elle ouvre Le Jardin d'Aubépine, une boutique d'accessoires destinés à égayer le matériel des diabétiques connectés. Moins de deux ans plus tard, elle recevait le prix coup de cœur des Trophées Entrepreneuriat Au Féminin, organisés par le club EAF de la Confédération des petites et moyennes entreprises.
Le nom vient de là, lui aussi. L'aubépine est un arbuste épineux dont les bourgeons sont rouges, exactement de la couleur de la goutte de sang qui perle au bout du doigt après un test de glycémie. C'est de cette image qu'est né le pseudonyme, puis le nom de la boutique. Une plante qui pique et qui saigne un peu, et dont elle a quand même fait un jardin.
Sur la page d'accueil de la boutique, une phrase signée de sa main résume le projet mieux que n'importe quel argumentaire.
Coques, stickers et bijoux : ce qu'elle crée, et pour quels dispositifs
La boutique distingue deux familles de produits, et la différence compte au moment de choisir.
Une même collection, déclinée sur tous les dispositifs : c'est la logique du catalogue, on choisit son motif, pas son matériel. Visuel Le Jardin d'Aubépine.
Les coques rigides, pour l'Omnipod et le Dexcom G6
Ce sont des coquilles rigides en plastique thermoformé, moulées à la forme du dispositif, qui se clipsent par-dessus : les ailettes se glissent entre le pod et son adhésif, et les languettes intérieures maintiennent l'ensemble. Elles existent pour l'Omnipod et pour le capteur Dexcom G6, en versions unies, marbrées, pailletées ou personnalisées. C'est la pièce qui change le plus radicalement l'allure d'un dispositif : un pod uni devient un galet coloré, et ce n'est plus le matériel médical que l'on voit en premier. Chaque coque étant faite à la main, le délai d'expédition tient compte du temps de confection. Deux détails pratiques : la coque supporte l'eau, mais elle n'est pas faite pour y vivre. On peut se baigner avec, tant que ce n'est pas tous les jours. Virginie conseille d'éviter l'eau trop chaude, de la retirer pour la douche, et de la rincer à l'eau claire en sortant de la piscine ou de la mer. La boutique publie par ailleurs deux tutoriels de pose, « Bien positionner sa coque Omnipod » et « Bien positionner sa coque Dexcom G6 », qui valent le coup d'œil avant de clipser la première.
Les stickers, pour les capteurs et les pompes
Le sticker épouse la forme du dispositif et laisse libre ce qui doit l'être : ici, l'adhésif d'origine et l'ouverture centrale du capteur. C'est cette découpe qui distingue un accessoire pensé pour un dispositif médical d'un autocollant posé au hasard.
Ce sont des adhésifs décoratifs découpés à la forme du dispositif. La gamme couvre le Dexcom G7 et le One+, le Dexcom G6 et le One, le FreeStyle Libre et le Libre 3, le Simplera de Medtronic, ainsi que les pompes : Minimed 640G et 780G, Tandem t:slim X2 et YpsoPump. S'y ajoutent les adhésifs décoratifs pour le PDM, le boîtier de commande de l'Omnipod, Dash compris. La FAQ de la boutique précise qu'ils sont imprimés sur papier vinyle et entièrement waterproof, et les fiches produit ajoutent qu'ils sont protégés par un film ultra-brillant. C'est la seule caractéristique technique qui compte vraiment quand on se baigne avec un capteur.
Le reste du catalogue : tubes de resucrage et bijoux
- ●Les tubes Gluc'Hypo. Des étuis décorés pour transporter son resucrage, c'est-à-dire le sucre qu'on garde toujours sur soi en cas d'hypoglycémie.
- ●Les bijoux. Des boucles d'oreilles en résine, faites à la main, pensées à l'origine pour s'assortir aux coques et aux stickers. Elles ont visiblement dépassé ce cadre, puisque la boutique précise qu'elles séduisent aussi des personnes sans dispositif.
- ●La coque sur mesure. À côté des collections, la boutique propose des coques personnalisées, ainsi que de petits motifs à ajouter soi-même sur une coque existante. C'est la logique des ateliers, à distance : décider soi-même de ce qu'on porte.
Trois pièces, trois collections différentes. Visuels Le Jardin d'Aubépine.
Tout commence dans un ESAT, à Ludres
C'est le point que j'ignorais avant d'écrire cet article, et c'est celui qui m'a décidé à l'écrire. Les coques ne sortent pas d'une usine anonyme à l'autre bout du monde. Elles commencent leur vie dans un ESAT, un établissement et service d'accompagnement par le travail, c'est-à-dire une structure où des personnes en situation de handicap exercent une activité professionnelle avec un accompagnement adapté.
Le réseau Unapei & Entreprises a détaillé ce partenariat en juin 2025. Il s'agit de l'ESAT AEIM de Ludres, en Meurthe-et-Moselle, où travaillent une quarantaine de personnes en situation de handicap, avec un savoir-faire en thermoformage et en conditionnement. Plusieurs opérateurs sont mobilisés sur toute la chaîne : chauffage et moulage du plastique, découpe des plaques à la presse, pliage à chaud des petites languettes qui assurent la fixation, puis conditionnement.
Prenez une seconde pour regarder la chaîne complète. Une femme qui vit avec une maladie chronique depuis l'enfance fait fabriquer les pièces de son entreprise par des personnes en situation de handicap, à quelques minutes de chez elle, pour habiller le matériel d'autres malades chroniques. Chaque coque colorée posée sur un bras est le bout visible de cette chaîne-là. Aucune campagne de communication n'aurait pu inventer ça.
Des accessoires pour diabétiques fabriqués en France, finis à la main
La coque nue revient ensuite à l'atelier, et c'est là que le travail de création commence. Résine, paillettes, motifs : chaque détail est appliqué à la main, pièce par pièce, ce qui explique que deux coques du même modèle ne soient jamais tout à fait identiques. Les stickers, eux, sont dessinés et imprimés sur place, protégés par un film brillant, puis découpés.
La FAQ de la boutique est nette sur ce point : « Tous nos produits sont Made In France et sont créés avec passion depuis Nancy. » Ce n'est pas un argument commercial ajouté après coup. Elle tient à ce que tout soit fabriqué en France et à collaborer au maximum avec des entreprises locales, ce qui lui procure, selon ses mots, « une fierté supplémentaire ».
Pour un petit objet expédié à l'unité, ce choix est tout sauf le plus simple. Il aurait été bien plus rapide de faire produire des coques à l'étranger et de les revendre telles quelles. Le circuit qu'elle a monté, un ESAT local puis une finition manuelle, coûte du temps sur chaque pièce. C'est une décision, et elle se voit.
Les ateliers créatifs près de Nancy : repartir avec sa propre coque
L'activité ne se joue plus seulement en ligne. Le Jardin d'Aubépine anime des ateliers créatifs à Ludres, près de Nancy, à quelques kilomètres de la place Stanislas. Une séance dure 2 h 30. On y fabrique sa propre pièce : coque Omnipod, coque Dexcom G6 ou tube de resucrage, avec la peinture, les paillettes et les strass fournis. On repart avec, terminée, prête à être portée ou offerte.
Une coque en cours, quelques pots de paillettes et une fiche d'atelier : c'est à cet endroit précis que le dispositif médical cesse d'être subi. Photo Le Jardin d'Aubépine.
Un second atelier est consacré aux bijoux en résine : choix de la forme, des couleurs et des inclusions, coulage de la résine, assemblage final.
Trois détails m'ont frappé dans la présentation de ces ateliers, et ce sont ceux qui en disent le plus long sur l'intention.
Ce que ces ateliers ont de particulier
- ●Ils sont ouverts à tout le monde. Diabétiques ou non, enfants, adultes, accompagnants, amis, famille. Un parent, un conjoint ou un frère peut venir créer la coque de quelqu'un d'autre. Pour une famille qui vient d'apprendre le diagnostic d'un enfant, c'est une façon d'aborder le matériel autrement que par la peur.
- ●Ils sont proposés aux soignants pour leurs patients. La page des ateliers l'écrit noir sur blanc : les professionnels de santé peuvent demander l'organisation d'un atelier pour leurs patients. En tant qu'infirmier, je trouve la porte intéressante, notamment pour des adolescents chez qui l'acceptation du matériel est souvent le vrai sujet, bien avant la technique.
- ●On y parle de diabète, ou pas. La présentation précise que l'atelier est l'occasion d'échanger autour du diabète « ou de tout autre sujet si vous préférez ». Cette petite phrase règle la difficulté de beaucoup de groupes de patients : personne n'est obligé de raconter sa maladie pour avoir le droit d'être là.
Ce que personnaliser ses dispositifs change vraiment
Le mot qu'elle emploie elle-même, c'est « démédicaliser » : démédicaliser les instruments qui accompagnent le quotidien, et proposer des accessoires qui rendent le matériel plus joli, lui donnent un aspect moins médical, et qui « dédramatisent la maladie ».
Ses fiches produit annoncent que plus de 4 000 personnes ont choisi ces accessoires pour égayer leurs appareils. Et sur la boutique, les avis disent la même chose depuis l'autre bout de la chaîne, celui des gens qui portent les dispositifs.
Grâce à mes accessoires j'arrive de mieux en mieux à accepter et à montrer mes dispositifs ! C'est mon premier été sous pompe et j'appréhendais énormément le regard des autres vis-à-vis du pod. Merci d'avoir créé d'aussi jolis accessoires et de véhiculer une meilleure image du DT1 🌷
Ma fille de 7 ans est ravie. Elle a hâte de pouvoir la montrer à toutes ses copines à l'école !
Trop heureuse de pouvoir décorer mes dispositifs. Ces derniers temps je vis moins bien mon diabète, alors ça fait du bien d'y mettre un peu de couleurs. Merci ❤️
Avis publiés sur la boutique Le Jardin d'Aubépine.
Ces trois messages disent trois choses différentes, et c'est ce qui les rend intéressants. Le premier parle du regard des autres, le deuxième d'une enfant de 7 ans qui a hâte de montrer son matériel à l'école plutôt que de le cacher, le troisième d'une période où le diabète pèse plus que d'habitude. Ce dernier mérite d'être lu pour ce qu'il est : une coque ne soigne pas un burn-out diabétique, mais mettre un peu de couleur sur ce qui pèse n'a jamais fait de mal à personne.
Je vais être précis, parce que c'est mon rôle : je n'écrirai pas qu'une coque fait baisser une glycémie ou une HbA1c. Personne ne l'a mesuré, et ce serait malhonnête de le laisser entendre. Ce que je peux dire, en revanche, c'est qu'un dispositif qu'on accepte de porter est un dispositif qu'on porte. Les capteurs retirés avant une soirée, les pompes reléguées sous les vêtements, les poses repoussées avant un événement : ce sont des choses qui existent, et tout ce qui les rend moins probables va dans le bon sens.
Reste l'effet le plus difficile à mesurer, et probablement le plus important. Rendre le matériel visible et joli, c'est le sortir du registre de la honte. C'est ce que Virginie répète depuis 10 ans, y compris quand elle le formule crûment : elle veut montrer qu'on vit mieux la maladie en s'acceptant tel qu'on est, peu importe les marques qui tapissent le corps. Sa communauté s'est construite autour de cette idée, sur YouTube puis sur Instagram, et autour d'une évidence qu'elle répète volontiers : ça fait énormément de bien de voir qu'on n'est pas seuls.
Où acheter les coques et stickers du Jardin d'Aubépine
La boutique se trouve sur lejardindaubepine.fr, rangée par dispositif, ce qui évite de chercher longtemps. Les ateliers se tiennent à Ludres, près de Nancy, sur réservation. Virginie publie les coulisses sur Instagram, sous @lejardindaubepine, et sa chaîne YouTube « Aubépine » reste le point d'entrée de toute l'histoire.
Ce portrait n'est ni sponsorisé, ni affilié. Aucun accord commercial ne nous lie, et aucun lien de cette page ne nous rapporte quoi que ce soit. Les photos sont les siennes, publiées avec son accord. C'est le troisième portrait publié sur ce blog, après celui de Hakaroa Vallée et celui de Jean-Marc Brouart, et il y en aura d'autres : des projets français qui font quelque chose de concret pour la communauté DT1, il en existe plus qu'on ne le croit.
Parler de son matériel avec des gens qui le portent aussi
Une coque change le regard qu'on porte sur son capteur. Pouvoir en parler à d'autres change le reste. C'est ce que fait la Cafétéria de l'application Diabète Campus : des tables de 5 personnes au maximum, pour qu'on se reconnaisse d'une semaine sur l'autre, plutôt qu'un fil où tout défile. Si le sujet de l'acceptation vous parle, l'article sur le burn-out diabétique en prolonge la lecture.
Merci
Merci à Virginie d'avoir accepté que Diabète Campus raconte son travail. Il y a quelque chose de juste à ce qu'une personne qui a passé 14 ans à cacher son diabète passe les suivantes à aider les autres à le montrer. Et merci à l'équipe de l'ESAT AEIM de Ludres, dont le travail est au départ de chaque coque. Beaucoup d'entreprises passeraient cette étape sous silence : celle-ci la raconte sur sa page d'accueil, et ça mérite d'être souligné.
Il y a d'ailleurs une cohérence entre ce qu'elle fabrique et ce qu'elle renvoie depuis 10 ans, en vidéo comme en atelier : une touche de couleur posée sur une maladie qui n'en a aucune.
Virginie, devant son présentoir. Photo Le Jardin d'Aubépine.
Diabète Campus.
Questions fréquentes sur les coques et stickers pour le diabète de type 1
Qu'est-ce que Le Jardin d'Aubépine ?
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Le Jardin d'Aubépine est une entreprise française installée à Ludres, près de Nancy, fondée en septembre 2017 par Virginie, elle-même diabétique de type 1 depuis l'âge de 10 ans. Elle crée des coques et des stickers décoratifs pour les pompes à insuline et les capteurs de glycémie, ainsi que des tubes de resucrage et des bijoux, et anime des ateliers créatifs. Le nom vient de sa chaîne YouTube « Aubépine », lancée en 2016.
Pour quels dispositifs existe-t-il des coques et des stickers ?
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Les coques rigides existent pour l'Omnipod et pour le capteur Dexcom G6. Les stickers couvrent une gamme plus large : Dexcom G7 et One+, Dexcom G6 et One, FreeStyle Libre et Libre 3, Simplera de Medtronic, ainsi que les pompes Minimed 640G et 780G, Tandem t:slim X2 et YpsoPump. Le PDM, le boîtier de commande de l'Omnipod, en a également, Dash compris. La boutique classe ses produits par dispositif, ce qui évite les erreurs de compatibilité.
Les coques du Jardin d'Aubépine sont-elles fabriquées en France ?
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Oui. La FAQ de la boutique indique que tous les produits sont fabriqués en France et créés depuis Nancy. Les coques nues sont thermoformées par l'ESAT AEIM de Ludres, en Meurthe-et-Moselle, un établissement qui emploie une quarantaine de personnes en situation de handicap. La finition, résine, paillettes et motifs, est ensuite réalisée à la main dans l'atelier du Jardin d'Aubépine. Les stickers sont imprimés sur place, sur papier vinyle.
Une coque ou un sticker peut-il fausser les mesures de mon capteur ?
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Un accessoire décoratif ne mesure rien et n'intervient pas dans la mesure du glucose, qui se fait sous la peau. Le vrai point de vigilance est mécanique : ne jamais recouvrir la zone d'insertion, ne pas décoller ni retendre l'adhésif d'origine, et retirer l'accessoire si le dispositif bouge. En cas de valeurs aberrantes ou de capteur qui s'arrête, la démarche reste la même que d'habitude : contacter le service client du fabricant.
Une coque tient-elle un capteur qui se décolle ?
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Non, et c'est une confusion fréquente. Une coque est un objet décoratif qui se clipse par-dessus le dispositif : elle n'est pas conçue pour améliorer l'adhérence. Un capteur qui se décolle relève d'un pansement de maintien adapté, d'une meilleure préparation de la peau avant la pose, ou d'un changement de zone. Compter sur une coque pour cela expose à perdre le dispositif et l'accessoire en même temps.
Comment se passent les ateliers du Jardin d'Aubépine ?
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Une séance dure environ 2 h 30. Les ateliers se tiennent à Ludres, près de Nancy, sur réservation. On y fabrique sa propre pièce, coque Omnipod, coque Dexcom G6 ou tube de resucrage, avec le matériel fourni, et on repart avec. Un second atelier est consacré aux boucles d'oreilles en résine. Ils sont ouverts à tous, diabétiques ou non, enfants comme adultes, accompagnants compris, et les professionnels de santé peuvent en demander l'organisation pour leurs patients.
Personnaliser sa pompe ou son capteur, est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ?
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Cela ne modifie aucun paramètre médical, et il ne faut rien en attendre sur une glycémie ou une HbA1c. En revanche, l'acceptation du matériel est un sujet réel chez les diabétiques de type 1, en particulier chez les adolescents et pendant la première année sous pompe ou sous capteur. Rendre un dispositif moins médical d'aspect aide certaines personnes à le porter visiblement plutôt qu'à le cacher, et un dispositif porté est un dispositif qui fait son travail.
Ces accessoires sont-ils remboursés par la Sécurité sociale ?
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Non. Ce sont des produits décoratifs, sans statut de dispositif médical, et ils ne figurent donc dans aucune liste de prise en charge. Le remboursement concerne le capteur, la pompe et leurs consommables, jamais les accessoires esthétiques ajoutés par l'utilisateur.
Qui est Aubépine sur YouTube ?
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Aubépine est le pseudonyme de Virginie Pezet, diabétique de type 1, qui a lancé sa chaîne YouTube en 2016 pour parler de son quotidien avec la maladie sans la dramatiser. Le nom fait référence à cette plante épineuse dont les bourgeons rouges rappellent les gouttes de sang des tests de glycémie. La chaîne a précédé la boutique Le Jardin d'Aubépine, ouverte l'année suivante.
Sources
- Échanges avec Virginie, fondatrice du Jardin d'Aubépine, recueillis par Diabète Campus en septembre 2026, dont sa relecture de cet article.
- Le Jardin d'Aubépine, pages Accueil, À propos, FAQ et Ateliers, consultées le 8 septembre 2026.
- Unapei & Entreprises : cet ESAT fabrique des coques utiles et stylisées pour les personnes atteintes de diabète, 12 juin 2025.
- Handicap.fr, Cassandre Rogeret : Virginie Pezet, alias Aubépine, J'ai 1 truc à te dire, 10 mars 2021.
- Carenity : diabète de type 1, je suis fière d'avoir un impact positif sur la communauté DT1, témoignage de Virginie.
- CAF, Vies de famille : Virginie Pezet, on peut vivre heureux avec le diabète, 12 mai 2022.
- Les Tablettes Lorraines : Le Jardin d'Aubépine, un diabète personnalisé, 17 juin 2019.









