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PAI et diabète de type 1 : le guide complet pour la rentrée scolaire

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DiabeteCampus
23 août 2026
25 min de lecture
Enfant diabétique de type 1 à l'école, dans le cadre de son projet d'accueil individualisé

Le PAI n'est pas une formalité, c'est ce qui ouvre des droits

Chaque mois d'août, les mêmes questions reviennent chez les parents d'enfants diabétiques de type 1. Est-ce qu'il pourra manger à la cantine ? Est-ce qu'on le laissera faire du sport ? Est-ce qu'il aura le droit de sortir son téléphone pour regarder son capteur ? Et qui fera quoi s'il fait une hypoglycémie pendant que je travaille ?

La réponse tient dans un document : le projet d'accueil individualisé, le PAI. Beaucoup de familles le vivent comme une paperasse anxiogène de plus. C'est l'inverse. Sans lui, chacune de ces questions se règle au cas par cas, selon la bonne volonté de l'établissement. Avec lui, elles sont écrites, signées, et opposables.

L'essentiel en dix lignes

  • Le PAI est demandé par les parents, jamais imposé par l'école.
  • Il est élaboré par le directeur ou le chef d'établissement, avec le médecin scolaire et l'infirmier, à partir de l'ordonnance du médecin qui suit l'enfant.
  • Il couvre la cantine, le sport, les sorties, les examens et la conduite à tenir en urgence.
  • Il autorise l'usage du téléphone pour la surveillance glycémique, malgré l'interdiction générale.
  • Il se prépare avant la rentrée. Il vaut pour la durée de la scolarité dans l'établissement, à condition de transmettre chaque année une ordonnance de moins de 3 mois et une trousse vérifiée.
  • Cadre officiel : circulaire du 10 février 2021, publiée au Bulletin officiel du 4 mars 2021.

Qu'est-ce que le PAI pour un enfant diabétique de type 1 ?

Le projet d'accueil individualisé est le document qui permet à un enfant atteint d'un trouble de santé durable d'être accueilli en collectivité dans les mêmes conditions que les autres, en poursuivant son traitement et en garantissant sa sécurité.

Il ne s'agit pas d'un dossier médical, ni d'une reconnaissance de handicap. C'est un mode d'emploi partagé : ce dont l'enfant a besoin, qui fait quoi, et que faire si ça se passe mal.

Pour un enfant diabétique de type 1, il couvre en pratique quatre domaines : la surveillance glycémique dans la journée, les repas et le comptage des glucides, l'activité physique, et la conduite à tenir en cas d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie.

Qui fait quoi : la procédure du PAI, dans l'ordre

C'est le point qui bloque le plus de familles, parce que personne ne leur dit qui doit faire le premier pas. La réponse est claire : c'est vous.

  1. Vous en faites la demande auprès du directeur d'école ou du chef d'établissement. L'école n'a pas à le proposer, et n'a pas le droit de le refuser.
  2. Vous fournissez une ordonnance de moins de 3 mois, sous pli confidentiel, ainsi qu'un courrier ou une fiche de liaison médicale précisant les besoins, les activités éventuellement contre-indiquées et ce qu'il faut prévoir pour les voyages. C'est ce document qui fonde tout le reste.
  3. Le PAI est élaboré par le directeur ou le chef d'établissement, avec le médecin de l'Éducation nationale (ou celui de la protection maternelle et infantile pour les plus jeunes) et l'infirmier scolaire, en lien avec le médecin qui suit l'enfant.
  4. Il est signé par les différentes parties, puis diffusé aux personnes qui encadrent l'enfant au quotidien.
  5. Vous fournissez la trousse d'urgence, avec le nécessaire de resucrage, le matériel de mesure et le traitement de l'hypoglycémie sévère, dates de péremption vérifiées.

Contrairement à une idée répandue, le PAI n'est pas à refaire intégralement tous les ans. La circulaire prévoit qu'il est élaboré à chaque entrée dans une école maternelle, élémentaire, un collège ou un lycée, et qu'il vaut pour la durée de la scolarité dans cet établissement. Mais cela reste sous réserve de transmettre les éléments nécessaires à chaque rentrée : ordonnance de moins de 3 mois, fiche d'urgence actualisée en cas de modification, trousse vérifiée. Un PAI de l'an dernier avec des médicaments périmés ne protège personne.

Le rôle du diabétologue : c'est lui qui écrit le traitement

Le PAI est un document scolaire, mais son contenu médical ne vient pas de l'école. Il vient du diabétologue ou du pédiatre diabétologue qui suit votre enfant, et c'est un point que beaucoup de familles découvrent trop tard.

C'est lui qui prescrit l'insuline et fixe les paramètres du traitement : les doses, le ratio insuline/glucides qui détermine la dose du repas, le facteur de correction, et la conduite à tenir en cas d'hypoglycémie ou de cétones. Ce sont ces éléments qui permettent à l'adulte présent à midi de savoir quoi faire, plutôt que d'estimer.

La Fédération Française des Diabétiques le dit clairement : n'hésitez pas à vous faire aider par le diabétologue de votre enfant pour remplir le document. Concrètement, demandez-lui lors d'une consultation de juin ou de fin d'été :

  • une ordonnance de moins de 3 mois à la date de la rentrée, pas une ordonnance de mars ;
  • une fiche de liaison ou un courrier détaillant les besoins, les activités éventuellement contre-indiquées et ce qu'il faut prévoir pour les voyages ;
  • les repères de dosage nécessaires à l'adulte qui encadrera le repas du midi, écrits de façon compréhensible par une personne qui n'est pas diabétologue.

Ce dernier point mérite qu'on insiste. Un protocole rédigé pour un soignant spécialisé ne sert à rien s'il est appliqué par un enseignant. Demandez une version lisible par tous.

Quand s'y prendre

Le plus tôt possible, et idéalement avant la rentrée. Un PAI demandé mi-septembre laisse plusieurs semaines pendant lesquelles l'enfant est accueilli sans cadre écrit, avec des adultes qui improvisent. Si votre enfant vient d'être diagnostiqué en cours d'année, la demande se fait immédiatement, sans attendre le mois de juin suivant.

Diabète à l'école : ce que le PAI permet vraiment

Manger à la cantine

Un enfant diabétique de type 1 mange à la cantine comme ses camarades. Il n'a pas besoin d'un régime particulier : il a besoin qu'on sache ce qu'il y a dans son assiette, pour ajuster sa dose d'insuline.

Le PAI précise qui réalise ou surveille l'injection du midi, dans quel délai l'enfant mange après le bolus, et comment la famille accède au menu à l'avance. Ce dernier point paraît anodin ; il change tout, parce qu'il permet d'anticiper la veille au soir plutôt que d'estimer dans l'urgence.

Faire du sport

Le sport scolaire, l'EPS, n'est pas contre-indiqué, et une dispense systématique n'a aucune justification médicale. Le PAI prévoit l'adaptation des doses avant l'effort, les contrôles glycémiques, la possibilité de prendre une collation, et surtout la présence du matériel de resucrage à portée immédiate, pas rangé dans un placard à l'autre bout du bâtiment.

Un point à faire écrire : que l'enseignant prévienne à l'avance quand une séance inhabituelle est prévue. Une heure de course d'endurance n'a pas le même effet sur la glycémie qu'un cours de badminton, et l'adaptation ne s'improvise pas dix minutes avant.

Partir en sortie ou en voyage scolaire

Le diabète n'est pas un motif d'exclusion. La circulaire est explicite : le PAI précise si l'enfant peut participer aux sorties avec ou sans nuitée, et prévoit les aménagements à respecter pour les sorties régulières, occasionnelles, et les séjours avec nuitées. C'est le domaine où les refus déguisés sont les plus fréquents, et un PAI écrit est votre meilleur argument.

Utiliser son téléphone pour son capteur

Voici le point que beaucoup de parents ignorent, et qui vaut à lui seul la lecture de cet article. Il concerne tous les enfants équipés d'un capteur, dont il faut par ailleurs connaître les limites : j'ai détaillé ce qu'il se passe quand le capteur retarde ou lâche.

La loi du 3 août 2018 interdit l'usage du téléphone portable à l'école et au collège. Mais elle prévoit une exception explicite : les élèves dont l'état de santé le nécessite conservent le droit d'utiliser un dispositif médical associé à un équipement de communication. Un enfant qui consulte sa glycémie sur son smartphone est exactement dans ce cas.

Encore faut-il que ce soit écrit dans le PAI, sinon vous vous retrouverez à l'expliquer à chaque surveillant, chaque année. Faites-le inscrire noir sur blanc, en précisant que l'usage est limité à la surveillance du diabète.

Être secouru en cas d'urgence

Le PAI contient un protocole d'urgence : reconnaître une hypoglycémie, resucrer, et dans les cas sévères recourir au glucagon, aujourd'hui disponible en spray nasal, avant d'appeler les secours.

Ce protocole doit être connu des adultes présents, pas seulement rangé dans un classeur au secrétariat. C'est la différence entre un document administratif et un document utile.

L'enfant sous pompe à insuline ou sous capteur : ce qui change

De plus en plus d'enfants sont équipés d'une pompe à insuline, souvent couplée à un capteur en boucle fermée. C'est une excellente nouvelle pour leur équilibre, et une source de questions supplémentaires pour l'école.

Un PAI rédigé pour un enfant sous stylos ne convient pas à un enfant sous pompe. L'Aide aux Jeunes Diabétiques met d'ailleurs à disposition des modèles distincts, dont un spécifique aux porteurs de pompe.

Ce qu'il faut faire préciser dans le document

  • Qui déclenche le bolus du midi : l'enfant seul selon son âge, avec vérification d'un adulte, ou l'infirmier scolaire.
  • Que faire si la pompe sonne : une alarme n'est pas une urgence en soi, mais elle ne doit pas être ignorée ni éteinte au hasard.
  • Que faire en cas de décrochage du cathéter pendant le sport ou la récréation, situation banale et pourtant rarement anticipée. J'ai raconté ailleurs comment gérer une pompe arrachée en urgence : les réflexes sont les mêmes à l'école.
  • Qui prévient les parents, et à partir de quel seuil ou de quelle alarme.
  • Le matériel de secours disponible sur place : stylo d'insuline de dépannage, cathéter, piles ou chargeur selon le modèle.

Pour un enfant en boucle fermée, ajoutez une précision qui évite bien des malentendus : le système ajuste seul l'insuline de fond, mais il ne devine pas les repas. Le bolus du midi reste à déclencher, et le comptage des glucides garde toute son importance.

Le prestataire de santé : l'aide que personne ne pense à demander

Si votre enfant est sous pompe, un prestataire de santé à domicile fournit le matériel et assure le suivi technique. C'est le professionnel qui est venu chez vous former la famille au maniement de la pompe.

Ce que beaucoup de parents ignorent : certains prestataires proposent aussi une intervention auprès de l'école. Un infirmier du prestataire peut se déplacer pour expliquer le fonctionnement de la pompe à l'équipe éducative, y compris sur le lieu d'une activité sportive.

Ce n'est ni systématique ni proposé spontanément : il faut le demander. Posez la question à votre prestataire avant la rentrée, et faites-le figurer dans le PAI si l'intervention est prévue. Renseignez-vous aussi sur les conditions, qui varient d'un prestataire à l'autre.

C'est souvent l'intervention la plus efficace, parce qu'elle règle en une heure ce que trois réunions n'auraient pas éclairci : une personne qui connaît le matériel, qui le montre, et qui répond aux questions des adultes sans les juger.

Ce que j'ai vu sur le terrain : le PAI ne suffit pas

J'ai accompagné deux familles dans la mise en place du PAI de leur enfant. Les deux fois, le document était correct. Les deux fois, ce n'est pas lui qui a fait la différence.

Dans un des deux cas, l'infirmière scolaire réalisait l'injection du midi à la cantine, comme prévu. Sauf qu'elle sous-estimait systématiquement les glucides du repas. Rien de malveillant : elle faisait au mieux, sans formation spécifique au comptage, avec un plateau qu'elle découvrait le jour même.

Résultat : des hyperglycémies d'après-midi que personne ne s'expliquait, et des parents qui se demandaient ce qu'ils faisaient de travers à la maison.

Ce qui a réglé le problème, ce n'est pas une ligne de plus dans le PAI. C'est une conversation. Nous avons repris ensemble les repas types de la cantine, établi des repères de glucides simples, et ouvert un lien direct entre les parents et l'infirmière.

Nicolas Zeghmati, IDE et DT1

Ce constat, je l'ai fait dans les deux accompagnements : l'enseignant et l'infirmier scolaire jouent un rôle clé dans la surveillance et la prise en charge de l'enfant. Ce sont eux qui voient l'enfant pâlir, qui repèrent qu'il n'est pas comme d'habitude, qui ont le réflexe ou ne l'ont pas.

Le PAI leur donne un cadre. Il ne leur donne pas l'expérience. Et c'est là que les parents ont un rôle à jouer : non pas surveiller l'école, mais former ses interlocuteurs, patiemment, sans les mettre en accusation.

Trois conseils qui découlent de ces accompagnements

  • Rencontrez l'infirmier scolaire avant la rentrée, pas seulement à la signature du PAI. Dix minutes de conversation valent trois pages de document.
  • Ne présumez pas que le comptage des glucides est acquis. C'est une compétence, pas une évidence, et personne n'aime avouer qu'il ne maîtrise pas. Proposez des repères concrets sur les plats de la cantine plutôt que des principes généraux.
  • Ouvrez un canal simple avec l'école : un cahier, un message, peu importe. Ce qui compte est qu'un doute puisse se lever en cinq minutes au lieu de produire une glycémie inexpliquée.

Checklist de rentrée pour le PAI

À préparer avant le jour J.

  • Demande écrite de PAI adressée au directeur ou au chef d'établissement
  • Ordonnance de moins de 3 mois du médecin qui suit le diabète
  • Fiche de conduite à tenir en cas d'urgence, lisible et courte
  • Trousse d'urgence : resucrage, matériel de mesure, traitement de l'hypoglycémie sévère
  • Dates de péremption vérifiées, y compris celles du glucagon
  • Mention explicite de l'usage du téléphone pour la surveillance glycémique
  • Accès au menu de la cantine à l'avance
  • Modalités écrites pour l'EPS, les sorties et les voyages scolaires
  • Coordonnées des deux parents et du service qui suit l'enfant
  • Rendez-vous pris avec l'infirmier scolaire

Diabète et école : ce qui coince en pratique

« On n'a pas le personnel pour faire l'injection. » Le PAI doit alors organiser une solution : autonomie de l'enfant selon son âge, intervention d'un infirmier, ou passage d'un parent. L'absence de personnel ne peut pas se traduire par l'exclusion de la cantine.

« Il ne peut pas partir en voyage scolaire, c'est trop risqué. » Un refus fondé sur le seul diagnostic ne tient pas. Demandez que les motifs soient écrits, et appuyez-vous sur le PAI.

« Le téléphone, c'est interdit pour tout le monde. » Non, la loi prévoit l'exception rappelée plus haut. C'est précisément pour cela qu'il faut la faire figurer dans le document.

« On a déjà un PAI de l'an dernier. » Il faut le réactualiser : ordonnance de l'année, trousse revérifiée, et surtout les changements de traitement. Un enfant passé sous pompe ou sous capteur en cours d'année n'a plus les mêmes besoins.

Un mot pour finir

Un enfant diabétique de type 1 n'est pas un enfant fragile. C'est un enfant qui fait, en plus de sa journée d'écolier, le travail d'un organe. Le PAI n'existe pas pour le mettre à part : il existe pour qu'il puisse être exactement comme les autres, à la cantine, en EPS et en voyage scolaire.

Ce combat pour être traité comme les autres ne s'arrête pas à la sortie de l'école. Il continue plus tard, au moment du permis de conduire et du choix d'un métier : c'est ce que porte Hakaroa Vallée, qui a couru 729 km dans les 27 capitales européennes pour faire tomber les interdictions qui frappent encore les diabétiques de type 1.

Et si vous ne deviez retenir qu'une chose de mon expérience : le document compte, mais les gens comptent davantage. Prenez le temps de parler à l'enseignant et à l'infirmier scolaire. Ce sont eux qui verront votre enfant huit heures par jour.

Bonne rentrée à vos enfants, et à vous.

Sources

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un PAI pour un enfant diabétique de type 1 ?

Le projet d'accueil individualisé est un document qui permet à un enfant atteint d'un trouble de santé durable d'être accueilli en collectivité dans les mêmes conditions que les autres, en poursuivant son traitement. Pour un diabète de type 1, il couvre la surveillance glycémique, les repas et le comptage des glucides, l'activité physique, les sorties scolaires et la conduite à tenir en cas d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie. Son cadre est fixé par la circulaire du 10 février 2021.

Qui doit demander le PAI, l'école ou les parents ?

Ce sont les parents qui en font la demande, auprès du directeur d'école ou du chef d'établissement. L'école n'a pas à le proposer d'elle-même, et n'a pas le droit de le refuser. Le document est ensuite élaboré par le directeur ou le chef d'établissement, avec le médecin de l'Éducation nationale ou de PMI et l'infirmier scolaire, à partir de l'ordonnance du médecin qui suit l'enfant.

Un enfant diabétique peut-il manger à la cantine ?

Oui, et sans régime particulier. Il a besoin qu'on sache ce que contient son assiette pour ajuster sa dose d'insuline. Le PAI précise qui réalise ou surveille l'injection du midi, le délai entre le bolus et le repas, et l'accès au menu à l'avance pour que la famille puisse anticiper.

Un élève diabétique a-t-il le droit d'utiliser son téléphone en classe ?

Oui, pour surveiller sa glycémie. La loi du 3 août 2018 interdit le téléphone portable à l'école et au collège, mais prévoit une exception pour les élèves dont l'état de santé nécessite un dispositif médical associé à un équipement de communication. Un enfant qui consulte son capteur sur son smartphone entre dans ce cadre. Il faut le faire inscrire explicitement dans le PAI.

Le PAI doit-il être refait chaque année ?

Pas entièrement. La circulaire du 10 février 2021 prévoit qu'il est élaboré à chaque entrée dans une école, un collège ou un lycée, et qu'il vaut pour la durée de la scolarité dans cet établissement. Mais les familles doivent transmettre chaque rentrée les éléments à jour : ordonnance de moins de 3 mois, fiche de conduite à tenir actualisée si le traitement a changé, trousse d'urgence vérifiée. Un passage sous pompe ou sous capteur en cours d'année impose une révision.

Un enfant diabétique peut-il partir en voyage scolaire ?

Oui. Le diabète de type 1 n'est pas un motif d'exclusion d'une sortie ou d'un séjour. Le PAI doit prévoir explicitement ces situations : matériel emporté, adultes responsables, modalités de contact avec les parents. En cas de refus, demandez que les motifs soient écrits.

Que faire si l'infirmière scolaire se trompe dans le comptage des glucides ?

C'est fréquent et rarement malveillant : le comptage des glucides est une compétence qui demande de la pratique. La solution passe par le dialogue plutôt que par le PAI : reprendre ensemble les repas types de la cantine, établir des repères simples, et ouvrir un lien direct entre la famille et l'infirmier scolaire pour lever un doute rapidement.

Quel est le rôle du diabétologue dans le PAI ?

C'est lui qui fournit le contenu médical du document. Il prescrit l'insuline et fixe les paramètres du traitement : doses, ratio insuline/glucides, facteur de correction, conduite à tenir en cas d'hypoglycémie ou de cétones. Il délivre l'ordonnance de moins de 3 mois et la fiche de liaison exigées par la circulaire. La Fédération Française des Diabétiques recommande de se faire aider par lui pour remplir le PAI.

Un prestataire de santé peut-il intervenir à l'école ?

Certains prestataires de santé à domicile, ceux qui fournissent la pompe à insuline et assurent son suivi, proposent qu'un infirmier se déplace pour expliquer le fonctionnement du matériel à l'équipe éducative, y compris sur le lieu d'une activité sportive. Ce service n'est ni systématique ni proposé spontanément : il faut le demander à son prestataire, et se renseigner sur ses conditions.

Cet article s'appuie sur les textes officiels de l'Éducation nationale et sur l'accompagnement de familles par Diabète Campus. Il ne remplace pas l'avis de l'équipe soignante qui suit votre enfant : les modalités de son PAI se définissent avec elle.

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