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Réunion PAI pour un enfant diabétique : la préparer, la mener, et repartir avec de l'écrit

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Nicolas Zeghmati
5 novembre 2026
18 min de lecture
Hyppo, la mascotte de Diabète Campus, pensif dans une salle de classe, devant un cartable coloré et une pochette de documents posés sur un bureau.
Ce qu'il faut retenir
La réunion PAI, quand elle a lieu, est le moment où l'accueil de votre enfant diabétique s'organise, et elle se prépare. Demandez-la par écrit à la direction. Demandez la présence de ceux qu'on oublie : l'enseignant, la cantine, le périscolaire. Arrivez avec 3 documents. Parlez de situations plutôt que de maladie, avec une question simple : un mardi à 11 h, il dit qu'il ne se sent pas bien, que se passe-t-il ? Et repartez avec de l'écrit, ne serait-ce qu'un courriel envoyé le soir même.
⚡ L'essentiel en 30 secondes
  • ●La demande : par écrit et datée, au directeur ou au chef d'établissement, sans aucun détail médical.
  • ●Autour de la table : la direction, le médecin de l'Éducation nationale, l'infirmier scolaire, vous, et si possible ceux qu'on n'invite jamais.
  • ●Sur la table : la fiche de votre enfant, une grille de relecture, un carnet de bord. Aucun document médical.
  • ●Pendant : des situations concrètes plutôt que des explications sur le diabète, et des notes prises à voix haute.
  • ●Après : un courriel de 10 lignes le soir même, avec ce qui a été décidé et par qui.

Il y a un moment, au début d'une réunion PAI, qui compte plus qu'on ne le croit : celui où vous sortez quelque chose de votre sac. Si vous posez sur la table une liste organisée, la réunion devient une revue de points à traiter. Si vous ne sortez rien, elle devient une conversation, et une conversation ne produit pas de document.

Ce n'est pas une question de rapport de force. Les personnes en face de vous n'ont souvent jamais accueilli d'enfant diabétique de type 1, et elles seront soulagées que quelqu'un sache ce qu'il faut couvrir. Voici comment préparer cette réunion, étape par étape, telle que la décrit le chapitre « La réunion » du Dossier PAI. Pour les bases du PAI lui-même, notre guide gratuit de la rentrée reste la porte d'entrée.

Demander la réunion : par écrit, à la bonne personne

La demande part au directeur d'école dans le premier degré, au chef d'établissement au collège et au lycée. Pas à l'enseignant ni à l'infirmier scolaire : ce seront des alliés précieux, mais la demande passe en règle générale par la direction. La circulaire de 2021 n'impose pas de réunion, et la procédure varie selon les départements : certains établissent le PAI sur dossier. Si aucune rencontre n'est prévue, demandez-la, pour organiser le quotidien avec l'équipe.

Elle se fait par écrit et datée. Une demande orale ne se transmet pas, ne se retrouve pas dans un dossier et ne fixe aucune date de départ. Un courriel dont vous gardez la trace suffit.

Une demi-page est assez : l'identité et la classe de votre enfant, le fait qu'il vit avec un diabète de type 1, votre demande explicite d'un projet d'accueil individualisé, vos disponibilités et vos coordonnées. Et une phrase qui compte : vous fournirez les éléments médicaux sous pli confidentiel, à l'attention du médecin de l'Éducation nationale. Elle montre que vous connaissez la procédure, et que vous ne demandez pas à l'école de gérer du médical.

Ce que la demande ne contient pas : aucun détail médical (le courrier passe par un secrétariat), aucun reproche, aucune menace. Le ton qui marche est coopératif, et la leçon le résume en une phrase : « je suis à votre disposition pour préparer cette rentrée avec vous ». Sans réponse au bout d'une quinzaine de jours en période scolaire, relancez par écrit, en rappelant la date de votre première demande.

Votre enfant vient d'être diagnostiqué ? Envoyez quand même la demande cette semaine. Elle ne demande aucune pièce jointe, et vous pouvez écrire simplement que la situation est récente et que les éléments médicaux suivront.

Qui doit être autour de la table, et qui manque toujours

Selon la circulaire de 2021 sur le PAI, c'est le médecin de l'Éducation nationale (ou de la protection maternelle et infantile pour les plus petits) qui rédige et signe le PAI, en accord avec la famille et la direction. Le directeur ou le chef d'établissement, lui, s'assure de son élaboration et de sa transmission. Autour de la table, il faut donc :

  • ●la direction, sans qui rien ne s'organise ;
  • ●le médecin de l'Éducation nationale, ou de PMI, qui fait le lien entre le médical et l'organisation scolaire ;
  • ●l'infirmier scolaire, quand l'établissement en a un : souvent la personne qui sait le mieux comment se passe réellement le repas de midi ;
  • ●vous, et le deuxième parent si possible : à deux, on entend mieux et on oublie moins.

C'est ici que se joue la différence entre un PAI correct et un PAI qui marche. Il y a 3 personnes qu'on n'invite presque jamais, alors que ce sont elles qui verront votre enfant au quotidien : son enseignant, quelqu'un de la restauration et quelqu'un du périscolaire (garderie, étude, mercredi), ces 2 derniers étant souvent rattachés à la mairie, d'où leur absence. Vous ne les obtiendrez pas toujours. Posez au moins la question en réunion : « qui, parmi les personnes qui s'occuperont de lui, n'est pas là aujourd'hui, et comment on fait pour eux ? »

Si le médecin scolaire n'est pas là, ce qui arrive souvent (il couvre de nombreux établissements), vérifiez 3 choses : qu'il a bien reçu votre pli confidentiel, comment et quand il validera le PAI, et comment le joindre en cas de désaccord.

Votre enfant doit-il venir ? Plutôt non en maternelle et en élémentaire. Au collège, ça se discute, au moins pour les questions qui le concernent. Au lycée, plutôt oui, sauf s'il refuse : un PAI décidé au-dessus de la tête d'un adolescent est un PAI qu'il n'appliquera pas. Dans tous les cas, parlez-lui de la réunion avant, et racontez-lui ce qui s'est décidé après.

Demandez 1 heure. Si l'on vous propose un créneau de 15 minutes, demandez poliment plus de temps : un PAI bâclé se paye toute l'année.

Ce que vous posez sur la table : 3 documents

La fiche de votre enfant : qui il est, ce qu'il sait faire seul et ce qui le met en difficulté. Personne d'autre que vous ne peut l'écrire, et c'est elle qui donne à l'équipe le portrait concret qui lui manque. Elle décrit le matériel, jamais les doses ni les réglages, qui relèvent du médecin.

Une grille de relecture, qui devient votre ordre du jour : la liste de ce qu'un PAI doit couvrir, à cocher au fil de la réunion. Ce qui reste vide à la fin, vous le posez avant de vous lever. Les oublis ne sont jamais spectaculaires : ce sont des situations auxquelles personne n'a pensé, comme le séjour avec nuitées découvert au printemps, ou le remplaçant que personne n'a prévenu. Le Dossier PAI fournit cette grille prête à imprimer, avec les oublis les plus fréquents.

Un carnet de bord, où vous notez les dates, les échanges et ce qui se dit pendant la réunion.

Et rien d'autre. Pas d'ordonnance ni de compte rendu médical sur la table : ces pièces sont parties sous pli confidentiel au médecin de l'Éducation nationale, et n'ont pas à circuler devant 5 personnes.

La question qui révèle les trous d'un PAI

Une seule idée guide toute la réunion : on parle de situations, pas de maladie. Personne autour de la table n'a besoin de comprendre l'insulinothérapie. Tout le monde a besoin de savoir ce qui se passe à midi, au gymnase, ou si votre enfant ne va pas bien en milieu de matinée.

Chaque fois que la conversation dérive vers la physiologie, ramenez-la à une scène concrète : mardi, 11 h, il lève la main et dit qu'il ne se sent pas bien. Qu'est-ce qui se passe ?

Posée calmement, cette question oblige à décrire une chaîne réelle : qui il prévient, qui se déplace, où est la trousse, qui reste avec lui, qui appelle les secours si le protocole le prévoit, qui vous appelle. Elle fait apparaître les trous sans que vous ayez à les dénoncer. Et elle se décline : le jour de la sortie, le jour où l'enseignant est remplacé, le jour de la course d'endurance organisée par l'école.

Pour ouvrir la réunion, 3 phrases suffisent : remercier, résumer, proposer. Par exemple : merci d'avoir organisé cette réunion ; mon fils a un diabète de type 1, il est autonome sur certaines choses et pas sur d'autres, je vous ai préparé une fiche ; j'ai listé les situations de l'année, si vous le voulez bien, on les prend dans l'ordre. À l'inverse, commencer par ce qui s'est mal passé l'an dernier, par une liste de droits ou par des explications médicales braque tout le monde.

Pendant la réunion, prenez des notes à voix haute : donc je note : la trousse est dans le tiroir du bureau, et c'est l'enseignante qui l'emporte au gymnase. Ça confirme les décisions, corrige les malentendus sur le moment, et transforme des intentions en engagements.

Si vous appréhendez, c'est légitime : 5 adultes en face, un vocabulaire administratif, votre enfant au milieu. Venez à deux si vous le pouvez, et écrivez vos phrases d'ouverture sur un papier. La leçon le dit simplement : « Tu n'as pas à être à l'aise. Tu as juste à avoir ta liste. »

Les phrases qui bloquent, et quoi répondre

Presque toutes ces phrases sont dites de bonne foi : c'est de l'inquiétude, pas un refus. La règle est donc de ne pas contester la personne, mais de déplacer la question vers l'organisation concrète. Voici 3 des phrases que l'on entend le plus souvent :

Ce qu'on vous ditCe que vous pouvez répondre
« On n'a pas le droit, on n'est pas soignants. »C'est justement pour ça que le PAI existe : il permet à des non-soignants d'agir dans les conditions écrites par un médecin, pour cet enfant précis. Si l'inquiétude persiste, c'est au médecin de l'Éducation nationale de la lever.
« Il n'y a personne à la cantine à midi. »Regardons qui est là. Puis : qui, nommément, et qui le jour où cette personne est absente ? Une ligne sans nom tombe au premier remplacement.
« Pour le voyage scolaire, on verra le moment venu. »Écrivons-le maintenant, même sans date : au printemps, il sera trop tard pour organiser quoi que ce soit.

Le Dossier PAI en traite 9, du téléphone au sport en passant par « vous n'avez qu'à venir à midi », avec pour chacune la réponse qui débloque sans braquer.

Si rien ne débloque, n'insistez pas sur le moment : notez ce qui coince, avec la date et les mots employés, remerciez, et reprenez par écrit dans les jours qui suivent. Un courrier calme obtient souvent ce qu'une discussion tendue n'a pas obtenu.

Repartir avec de l'écrit : le courriel du soir même

Une réunion produit de la bonne volonté. Et 3 mois plus tard, la trousse est dans un bureau fermé et personne ne se souvient de ce qui avait été dit sur le gymnase. Ce n'est pas de la mauvaise foi : la bonne volonté ne survit pas à une rentrée, à un remplacement et à 400 autres priorités. La leçon le dit en une phrase : « Ce qui survit, c'est ce qui est écrit. »

Si le PAI est signé en séance, vérifiez avant de vous lever que toutes les signatures sont là, que votre grille est entièrement cochée, et que vous repartez avec un exemplaire.

S'il ne l'est pas, ce qui est le plus fréquent, envoyez le soir même un courriel de 10 lignes à toutes les personnes présentes : un merci, ce qui a été décidé point par point avec les noms, ce qui reste à trancher, la prochaine étape et sa date. Et terminez par cette phrase : « N'hésitez pas à me corriger si j'ai mal noté quelque chose. »

Cette dernière phrase change la nature du message. Sans elle, vous envoyez un compte rendu, qui peut ressembler à une mise sous surveillance. Avec elle, vous demandez une validation. Et si personne ne vous corrige, vous disposez d'une trace datée, envoyée à toutes les personnes présentes, de ce que vous avez compris.

Le protocole d'urgence : ce qui n'est pas votre rôle

Dans cette réunion, une partie ne vous revient pas : la conduite à tenir en cas d'urgence. Selon la circulaire, elle est complétée et signée par un médecin, celui qui suit votre enfant ou celui de l'Éducation nationale ou de PMI. L'Éducation nationale en publie des modèles, que le médecin complète.

Votre rôle est ailleurs : vérifier qu'elle existe, qu'elle est datée et signée, et qu'un adulte qui n'est pas soignant peut la comprendre. Le Dossier PAI propose pour ça un test simple : relire le protocole en imaginant la personne qui l'appliquera, un adulte qui n'a jamais vu de pompe, un mardi matin, inquiet. Un sigle non développé, un mot de métier, une formule comme « si nécessaire » le bloqueront. Si vous en repérez, ne corrigez jamais vous-même : retournez voir le médecin avec la phrase exacte.

Qui écrit Le Dossier PAI

Je suis infirmier diplômé d'État depuis 2014, toujours en exercice, hors diabétologie, et diabétique de type 1 depuis 2023. Mon inscription d'infirmier en activité se vérifie sur l'Annuaire Santé, annuaire.esante.gouv.fr.

La leçon où je me présente commence par ce qui me manque : « Je ne suis pas parent d'un enfant diabétique. » Ce que j'apporte est autre chose : le regard d'un soignant sur ce qui rend une consigne applicable par des adultes qui ne sont pas soignants, et le vécu d'un diabétique qui sait ce que c'est de compter avant chaque repas. Je ne suis pas juriste non plus : pour un avis sur votre situation, les associations comme la Fédération Française des Diabétiques ou l'Aide aux Jeunes Diabétiques (AJD) sont les bons interlocuteurs et, si nécessaire, un professionnel du droit.

Ce que Le Dossier PAI ne fait pas

Il n'écrit jamais la partie médicale du PAI, et ne dit pas au médecin quoi prescrire.

Il ne forme à aucun geste de soin. Il apprend à présenter la situation de l'enfant aux adultes de l'école ; les gestes, eux, s'apprennent avec un professionnel.

Il ne donne pas de conseil juridique personnalisé, et ne rédige aucun recours devant un tribunal.

Il ne promet pas de résultat. La signature du PAI et son application dépendent aussi de l'établissement et du médecin. Le programme vous donne de quoi faire votre part au mieux, et de quoi réagir si elle ne suffit pas.

Ce n'est pas un programme d'éducation thérapeutique au sens du Code de la santé publique : le cadre est détaillé dans l'article d'ouverture de l'Académie.

Le prix, et le Blason d'Or

La réunion n'est qu'un des 9 chapitres du Dossier PAI. Les autres suivent toute l'année : préparer le dossier, obtenir la partie médicale, informer les adultes de l'école, traverser les sorties et les examens, de la crèche au lycée, et réagir quand ça coince. Le programme compte 45 leçons et 16 documents, dont la grille de relecture, la fiche de l'enfant et les modèles de courriers (demande de PAI, relance).

Et ce travail revient. Le PAI s'établit à chaque entrée dans un nouvel établissement (l'école maternelle, l'école élémentaire, le collège, le lycée), à chaque déménagement, et il se met à jour quand le traitement change, par exemple au passage à une pompe. Avec le programme, vous ne repartez pas de zéro à chaque étape : la fiche de votre enfant se met à jour, la grille et les courriers resservent, et vous savez déjà par où commencer. Son contenu couvre chacune de ces étapes, de la maternelle au lycée.

Le Dossier PAI coûte 39,90 €, payé une fois, sans abonnement et sans limite de durée (l'accès reste ouvert tant que le programme existe, avec un minimum garanti de 3 ans), et ses mises à jour au fil du temps sont offertes : il resservira à chaque nouvel établissement. Il s'achète dans l'application Diabète Campus ou sur sa page du site ; l'achat est réservé aux 16 ans et plus. Le chapitre 0 se lit gratuitement dans l'application, et une leçon entière est publiée sur la page du programme.

Avec le Blason d'Or, l'abonnement de l'application (« Ouvre toutes les portes du campus. », 9,90 € par mois ou 89 € par an), le programme coûte 19,90 € dans l'application (50 % de réduction), et Hyppo tuteur, une intelligence artificielle qui travaille à partir du texte de la leçon, vous répond au-delà des 3 questions offertes, jusqu'à 100 par mois pour ce programme. Dans chaque leçon, 4 boutons : redire la leçon plus simplement, l'expliquer plus en détail, donner un exemple, ou répondre à votre question. Il est conçu pour ne pas répondre sur le traitement de votre enfant et, sur ces questions, il renvoie vers son médecin.

Mon mot de la fin : une heure qui sert toute l'année

Une réunion PAI dure souvent 1 heure. Bien préparée, elle peut vous épargner bien des appels entre octobre et juin, et elle donne aux adultes qui entourent votre enfant ce qu'ils n'ont pas toujours : un cadre clair, et des noms derrière chaque ligne. Vous êtes la seule personne autour de la table à connaître votre enfant. Arrivez avec votre liste, repartez avec de l'écrit.

Le Dossier PAI fait le pont entre le médecin de votre enfant, l'école et vous : il vous aide à obtenir ce que les professionnels doivent écrire, puis à le transmettre fidèlement. Toujours en complément des professionnels de santé, jamais à leur place.

Préparer toute l'année, pas seulement la réunion

La page du programme publie une leçon entière, telle qu'elle est dans le programme, pour juger avant de décider.

👉 Découvrir Le Dossier PAI

Diabète Campus.

Questions fréquentes sur la réunion PAI

Qui participe à la réunion PAI d'un enfant diabétique ?

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En principe, la direction de l'école ou de l'établissement, le médecin de l'Éducation nationale (ou de PMI pour les plus petits), l'infirmier scolaire quand il y en a un, et les parents. Il est utile de demander aussi la présence de l'enseignant, d'une personne de la restauration et d'une personne du périscolaire, qui verront l'enfant au quotidien.

Que faut-il apporter à la réunion PAI ?

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Une fiche qui présente l'enfant (son matériel, ce qu'il sait faire seul, ses signes, ce qu'il ne veut pas qu'on dise), une grille des rubriques du PAI à cocher pendant la réunion, et de quoi prendre des notes. Aucun document médical : l'ordonnance et les éléments médicaux sont envoyés sous pli confidentiel au médecin de l'Éducation nationale.

À qui adresser la demande de réunion PAI ?

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Au directeur d'école dans le premier degré, au chef d'établissement au collège et au lycée, par écrit et datée. La demande ne contient aucun détail médical ; elle précise que les éléments médicaux seront transmis sous pli confidentiel au médecin de l'Éducation nationale.

Combien de temps dure une réunion PAI ?

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Comptez environ 1 heure, parfois moins quand l'établissement a l'habitude, parfois plus pour un premier enfant diabétique. Si l'on vous propose un créneau très court, demandez plus de temps ou une seconde réunion.

L'enfant doit-il assister à la réunion PAI ?

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Plutôt non en maternelle et en élémentaire. Au collège, sa présence partielle peut être utile. Au lycée, plutôt oui, sauf s'il refuse. Dans tous les cas, il est utile de lui en parler avant, et de lui raconter ensuite ce qui a été décidé.

Que faire si rien n'est signé à la fin de la réunion PAI ?

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C'est fréquent : le document doit souvent être validé par le médecin de l'Éducation nationale. Envoyez le soir même un courriel court à toutes les personnes présentes, qui résume les décisions avec les noms et la prochaine étape, en les invitant à vous corriger si vous avez mal noté quelque chose.

Qui rédige le protocole d'urgence d'un PAI ?

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Un médecin. Selon la circulaire du 10 février 2021, la fiche « Conduite à tenir en cas d'urgence » est complétée et signée par le médecin qui suit l'enfant, ou par le médecin de l'Éducation nationale ou de PMI. Les parents vérifient qu'elle existe, qu'elle est datée, signée et compréhensible, mais ne la rédigent pas.

Combien coûte Le Dossier PAI ?

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Il coûte 39,90 €, payé une fois, sans abonnement. Les membres du Blason d'Or, l'abonnement de l'application, l'ont à 19,90 € (50 % de réduction) en l'achetant dans l'application. Le chapitre 0 se lit gratuitement dans l'application.

Sources : Circulaire du 10 février 2021 relative au projet d'accueil individualisé pour raison de santé, Bulletin officiel de l'Éducation nationale n° 9 du 4 mars 2021 ; Code de l'éducation, article L511-5 (téléphone portable) et circulaire d'application, Bulletin officiel n° 35 du 27 septembre 2018 ; Agence du numérique en santé, Annuaire Santé ; Diabète Campus, conditions générales de vente de l'Académie.

⚕️ Ces informations sont données à titre éducatif par un Infirmier Diplômé d'État, lui-même patient DT1. Elles ne remplacent pas l'avis de votre diabétologue ni de votre équipe soignante. Ne modifiez jamais votre traitement sans validation médicale préalable.
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