Franchises médicales plafonnées à 140 € par an : ce que paie vraiment un diabétique de type 1, même en ALD

- ●Le principe : l'Assurance maladie garde 1 € sur chaque boîte de médicament et 2 € sur chaque consultation chez un médecin. On appelle ça les franchises médicales et les participations forfaitaires.
- ●Ce qui change : ces retenues ont un maximum par an. Il passe de 100 à 140 € depuis le 1er octobre 2026. Le 1 € et les 2 € ne changent pas.
- ●L'ALD ne vous en dispense pas : le « 100 % » couvre vos soins du diabète, mais pas ces petites sommes.
- ●Votre matériel n'entraîne aucune retenue : capteur, pompe, aiguilles, bandelettes et lecteur ne sont pas des médicaments. Côté pharmacie, seules les boîtes d'insuline et de glucagon comptent.
- ●Les moins de 18 ans ne paient rien. Un projet de faire payer les enfants a été rejeté par les députés en commission.
Le 1er octobre 2026, rien n'a changé au comptoir de la pharmacie. Vous avez récupéré vos stylos d'insuline sans payer un euro de plus. Et pourtant, depuis ce jour-là, l'Assurance maladie peut garder jusqu'à 40 € de plus par an sur vos remboursements.
Ce changement est passé presque inaperçu, parce qu'il porte sur des sommes que l'on ne voit jamais passer : les franchises médicales. La Fédération Française des Diabétiques y voit une mauvaise nouvelle pour les personnes diabétiques, qui ont souvent plus de soins que les autres.
Nous avons voulu savoir ce que ça change vraiment pour une personne qui vit avec un diabète de type 1. La réponse surprend : beaucoup moins qu'on ne le croit, sauf dans certains cas que nous détaillons.
Les franchises médicales, c'est quoi ?
Quand l'Assurance maladie vous rembourse, elle garde une petite somme au passage. Cette somme reste à votre charge : en pratique, presque aucune mutuelle ne la rembourse. Il en existe 2 sortes :
| Quand ? | Combien l'Assurance maladie garde |
|---|---|
| Chaque boîte de médicament (insuline, glucagon, comprimés…) | 1 € |
| Chaque acte d'un infirmier, d'un kinésithérapeute ou d'un pédicure-podologue | 1 € (4 € au plus par jour pour un même professionnel) |
| Chaque trajet en ambulance, VSL ou taxi conventionné | 4 € (8 € au plus par jour) |
| Chaque consultation chez un médecin, chaque radio, chaque analyse de sang | 2 € (8 € au plus par jour chez le même médecin ou au même laboratoire) |
Les 3 premières lignes s'appellent les franchises médicales. La dernière s'appelle la participation forfaitaire. Dans la suite de cet article, nous parlons simplement de « retenues » dans les 2 cas.
Ce qui a changé le 1er octobre 2026 : le maximum par an
Ces retenues ont une limite. Il y en a même 2 : une pour les médicaments et les soins, une pour les consultations et les analyses. Quand vous atteignez l'une d'elles, l'Assurance maladie arrête de retenir dans cette catégorie, jusqu'au 1er janvier suivant. C'est ce qu'on appelle le plafond, et c'est lui qui vient d'augmenter :
| Maximum par an, avant | Maximum par an, depuis le 1er octobre 2026 | |
|---|---|---|
| Boîtes de médicaments, infirmier, kiné, transport | 50 € | 70 € |
| Consultations, radios, analyses de sang | 50 € | 70 € |
| Total | 100 € | 140 € |
Le 1 € par boîte et les 2 € par consultation, eux, ne changent pas. Concrètement, la hausse ne vous coûte quelque chose que si vos retenues dépassent 50 € dans l'année, pour les médicaments et les soins ou pour les consultations et les analyses. Si vous restez en dessous des 2 côtés, vous ne verrez aucune différence. Si vous aviez déjà atteint 50 € avant octobre, l'Assurance maladie peut recommencer à retenir, jusqu'à 70 €.
Ce changement vient d'un décret publié au Journal officiel le 12 septembre 2026. À partir de 2028, ces maximums seront revalorisés chaque 1er janvier en fonction de l'inflation. Enfin, les médicaments et les soins reçus pendant une hospitalisation n'entraînent aucune retenue (le transport pour s'y rendre, si).
ALD et diabète de type 1 : pourquoi le « 100 % » ne suffit pas
Avec un diabète de type 1, vous êtes en principe en ALD (affection de longue durée). Beaucoup de personnes en déduisent qu'elles ne paient rien. Ce n'est pas tout à fait vrai.
Le « 100 % » veut dire que vos soins liés au diabète sont remboursés à 100 % du tarif de la Sécurité sociale, sans la part qui resterait normalement pour vous ou votre mutuelle. C'est ce que matérialise l'ordonnance bizone : en haut ce qui concerne le diabète, en bas le reste. Mais les retenues de 1 € et de 2 € s'appliquent quand même, en ALD comme pour tout le monde. Et en pratique, votre mutuelle ne vous les rembourse pas.
Les seules personnes qui en sont dispensées sont :
- ●les enfants et les jeunes de moins de 18 ans ;
- ●les femmes enceintes, à partir du 6e mois et jusqu'à 12 jours après l'accouchement ;
- ●les personnes qui ont la complémentaire santé solidaire (C2S) ou l'aide médicale de l'État (AME) ;
- ●et quelques situations très particulières.
La confusion est très répandue. On la retrouve même dans un amendement déposé par des députés le 8 octobre, dont le texte laisse entendre que les assurés en affection de longue durée « restent exonérés ». Ils ne le sont pas de ces retenues : vos relevés de remboursement le montrent ligne par ligne.
Insuline, capteur, pompe : qu'est-ce qui coûte, dans un diabète de type 1 ?
Ce qui entraîne une retenue, et ce qui n'en entraîne pas
- ●Votre insuline et votre glucagon : 1 € par boîte. C'est la boîte qui compte, pas ce qu'il y a dedans : une boîte de 5 stylos coûte 1 €, un flacon vendu seul aussi.
- ●Votre capteur, votre pompe, les réservoirs, les cathéters, les aiguilles, les bandelettes, les lancettes et le lecteur : 0 €. C'est du matériel médical, pas des médicaments : la loi ne prévoit aucune retenue dessus.
- ●Vos consultations chez le diabétologue, le généraliste ou l'ophtalmologiste : 2 € chacune, en cabinet comme à l'hôpital.
- ●Vos prises de sang (HbA1c, bilan annuel) : 2 € par analyse, et 8 € au plus par jour au même laboratoire.
- ●Un acte d'infirmier, de podologue ou de kiné : 1 €, et 4 € au plus par jour pour un même professionnel.
C'est ce qui change tout. Ce qui coûte le plus cher dans un diabète de type 1, c'est le matériel : un capteur tous les 10 à 15 jours, une pompe et ses consommables. Or le matériel n'entraîne aucune retenue. Ce qui compte, ce sont vos boîtes d'insuline, et il y en a moins qu'on ne l'imagine.
Une boîte de stylos d'insuline contient le plus souvent 5 stylos de 300 unités. Même en comptant l'insuline perdue et les stylos jetés avant d'être finis, on arrive, selon nos calculs, à 10 à 20 boîtes par an pour la plupart des adultes : soit 10 à 20 € de retenues.
Combien paie vraiment un adulte diabétique de type 1 : 3 exemples
Voici 3 situations, calculées avec les montants officiels. Ce sont des ordres de grandeur, pas votre situation exacte : vos vrais chiffres sont sur vos relevés de remboursement.
Exemple 1 : l'insuline est votre seul traitement
Vous êtes sous stylos. Dans l'année : 4 rendez-vous chez le diabétologue, 3 chez le généraliste, un examen des yeux et 4 prises de sang.
- ●Médicaments : environ 12 boîtes d'insuline et un glucagon, soit environ 13 €.
- ●Consultations et prises de sang : environ 30 €.
- ●Ce que change le 1er octobre : rien. Vous restez sous l'ancien maximum de 50 € des 2 côtés.
Exemple 2 : une pompe et 2 autres traitements
Vous êtes sous pompe, et vous prenez aussi 2 traitements tous les jours, en boîtes d'un mois (pour la thyroïde et le cholestérol, par exemple). Même suivi que dans l'exemple 1.
- ●Médicaments : environ 18 flacons d'insuline, 24 boîtes de comprimés et un glucagon, soit environ 43 €.
- ●Consultations et prises de sang : environ 30 €.
- ●Ce que change le 1er octobre : rien, tant que vos médicaments restent sous 50 € dans l'année.
Exemple 3 : un diabète avec complications
Vous prenez 5 traitements tous les jours en boîtes d'un mois, vous voyez régulièrement un podologue et un kiné, plusieurs spécialistes dans l'année, et vous faites une prise de sang presque tous les mois.
- ●Médicaments et soins : plus de 70 €. Vous payez donc le maximum : 70 € au lieu de 50 € avant.
- ●Consultations et prises de sang : plus de 70 €. Là aussi, 70 € au lieu de 50 €.
- ●Ce que change le 1er octobre : jusqu'à 40 € de plus par an.
Autrement dit : ce n'est pas le diabète de type 1 qui fait atteindre le maximum, c'est ce qui s'y ajoute. Une maladie de la thyroïde (fréquente chez les personnes DT1), un traitement du cholestérol ou de la tension, des complications qui multiplient les rendez-vous. La Fédération a raison de rappeler que les malades chroniques sont plus touchés. Mais si votre diabète est votre seul traitement au long cours, vous ne verrez probablement aucune différence.
Ce qui fait grimper la note
- ●Un infirmier qui passe tous les jours. À 1 € par acte, 2 passages par jour pour des injections, c'est au moins 2 € par jour : le maximum de 70 € est atteint en à peine plus d'un mois.
- ●Les traitements en boîtes d'un mois. Un comprimé quotidien en boîtes d'un mois, c'est 12 boîtes par an, donc 12 €. Le même traitement en boîtes de 3 mois, c'est 4 boîtes, donc 4 €. Quand ce format existe, parlez-en à votre médecin et à votre pharmacien. Pour l'insuline, la taille des boîtes ne se choisit pas.
Enfants, grossesse : qui ne paie rien
Si votre enfant a un diabète de type 1, il ne paie rien : avant 18 ans, aucune retenue, quel que soit le nombre de boîtes d'insuline, de consultations ou de prises de sang. L'amendement du 8 octobre voulait justement faire payer 1 € aux enfants sur chaque boîte et chaque consultation ; les députés l'ont rejeté en commission. Pour l'organisation à l'école, notre guide du PAI reste d'actualité.
Pendant une grossesse, une femme diabétique de type 1 ne paie rien non plus, du 1er jour du 6e mois jusqu'à 12 jours après l'accouchement. Avant le 6e mois, les retenues s'appliquent normalement.
Comment l'Assurance maladie récupère les franchises, et comment vérifier
Si vous avancez les frais, c'est simple : la retenue est enlevée de votre remboursement.
Si vous ne payez rien à la pharmacie (c'est le tiers payant, le cas le plus fréquent en diabète de type 1), les retenues ne disparaissent pas : elles s'additionnent en attendant. L'Assurance maladie les enlève ensuite de vos prochains remboursements, quels qu'ils soient : une consultation que vous avez réglée, un remboursement de vos enfants, et même vos indemnités en cas d'arrêt maladie.
Si elle n'a rien à enlever, ce qui arrive souvent en ALD, elle vous envoie un courrier pour vous demander de payer, par virement, par chèque ou en ligne. Elle a 5 ans pour le faire. Si vous recevez un jour une demande de quelques dizaines d'euros, ce n'est donc pas forcément une erreur : c'est souvent l'addition des boîtes d'insuline des mois précédents.
Pour vérifier, ouvrez vos relevés de remboursement dans votre compte ameli : chaque retenue y figure, avec son montant, sa date et le soin concerné. Vous pouvez aussi demander le détail à votre caisse par la messagerie de votre compte.
Franchises médicales en 2027 : ce qui se prépare
L'augmentation à 200 € a été rejetée. Le 8 octobre, 8 députés ont proposé de passer à 3 € par boîte de médicament et 5 € par consultation, avec un maximum de 200 € par an, et de faire payer les enfants. Pour une personne sous stylos qui utilise 12 boîtes d'insuline par an, la retenue serait passée de 12 à 36 €. La commission des affaires sociales de l'Assemblée a rejeté cette proposition. Le budget de la Sécurité sociale est débattu par l'ensemble des députés à partir du 20 octobre : une proposition rejetée peut revenir, et rien n'est voté à ce jour.
Le remboursement de certains soins va changer en 2027. Le 22 août, le gouvernement a publié 4 décrets : une partie de ce que rembourse la Sécurité sociale sur le matériel médical, les transports, les soins dentaires et certains médicaments sera payée par les mutuelles, pour l'essentiel à partir de 2027. Les taux exacts restent à fixer. Selon la Fédération Française des Diabétiques, les soins liés au diabète restent remboursés à 100 % pour les personnes en ALD. Les soins sans rapport avec le diabète, eux, suivront les nouvelles règles, et les cotisations des mutuelles pourraient augmenter.
Mon avis, en tant que diabétique de type 1 et infirmier
Je suis diabétique de type 1 depuis 2023, et ces retenues tombent aussi sur mes remboursements. En préparant cet article, je m'attendais à une mauvaise surprise. Le calcul m'a plutôt rassuré : parce que le matériel n'est pas concerné, la plupart d'entre nous resteront sous l'ancien maximum et ne verront aucune différence.
Ce qui me dérange, c'est la logique. Les députés qui voulaient aller jusqu'à 200 € parlaient de « responsabilisation ». On ne choisit pas d'avoir un diabète de type 1, et on ne choisit pas non plus le nombre de boîtes d'insuline dont on a besoin pour vivre. Ces retenues font payer davantage ceux qui ont le plus de soins : les personnes qui ont des complications, plusieurs maladies, un infirmier à domicile. Ce ne sont pas toujours celles qui ont le plus de marge dans leur budget.
Ce que l'infirmier en moi surveille, c'est le renoncement aux soins. Quelques euros, c'est peu. Mais quand ils arrivent d'un coup dans un courrier qu'on n'attendait pas, au moment où la mutuelle augmente, la tentation existe de repousser un rendez-vous ou une prise de sang. Un diabète moins surveillé, ce sont des complications repérées plus tard, et aucune franchise ne rembourse ça.
Ce qui me rassure : les enfants restent protégés, la hausse à 200 € a été écartée, et le matériel qui coûte le plus cher n'est pas concerné. Ce que je vais suivre de près : le vote du budget 2027 et ce que les mutuelles feront de leurs cotisations. Je mettrai cet article à jour.
Ce que cet article ne fait pas
Il ne calcule pas votre situation. Les exemples sont des ordres de grandeur. Seuls vos relevés et votre caisse d'Assurance maladie disent ce qui vous a vraiment été retenu.
Il ne parle pas de tous les frais. Les dépassements d'honoraires, le forfait hospitalier ou les soins sans rapport avec le diabète suivent d'autres règles.
Et surtout, il n'est pas une raison de renoncer à un soin. Ne repoussez jamais une consultation, une prise de sang ou une boîte d'insuline pour économiser 1 ou 2 €. Le maximum est justement là pour que le total reste limité, quel que soit le nombre de soins. Un diabète moins bien suivi coûte bien plus cher, et c'est vous qui le payez en premier.
Une consultation tous les 3 mois, ça se prépare
Chaque rendez-vous avec votre diabétologue compte. Garder une trace lisible de vos glycémies, noter ce qui vous pose question au fil des semaines, et arriver avec vos questions prêtes : c'est à cela que sert le Cahier de santé de l'application Diabète Campus, conçue par un infirmier lui-même diabétique de type 1.
Diabète Campus.
Questions fréquentes sur les franchises médicales et le diabète de type 1
Qu'est-ce qu'une franchise médicale ?
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C'est une petite somme que l'Assurance maladie garde sur certains remboursements : 1 € par boîte de médicament, 1 € par acte d'infirmier, de kinésithérapeute ou de pédicure-podologue, 4 € par transport sanitaire. S'y ajoute la participation forfaitaire, de 2 € par consultation chez un médecin ou par analyse de biologie. Depuis le 1er octobre 2026, chacune est plafonnée à 70 € par an, et dans la quasi-totalité des contrats, la mutuelle ne les rembourse pas.
Les personnes en ALD pour un diabète paient-elles les franchises médicales ?
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Oui. L'ALD permet d'être remboursé à 100 % pour les soins du diabète, mais elle ne dispense pas des franchises médicales (1 € par boîte de médicament) ni des participations forfaitaires (2 € par consultation ou analyse). Seuls les moins de 18 ans, les femmes enceintes à partir du 6e mois, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale de l'État et quelques cas particuliers en sont dispensés.
Qu'est-ce qui a changé pour les franchises médicales le 1er octobre 2026 ?
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Le maximum que l'Assurance maladie peut retenir dans l'année est passé de 100 à 140 € : 70 € pour les médicaments et les soins paramédicaux, 70 € pour les consultations et les analyses, contre 50 € chacun avant. Les montants ne changent pas : 1 € par boîte de médicament, 2 € par consultation. Ce changement vient du décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026.
Paie-t-on une franchise sur les capteurs de glucose et la pompe à insuline ?
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Non. Capteurs, pompes, réservoirs, cathéters, aiguilles, bandelettes, lancettes et lecteurs sont du matériel médical, pas des médicaments : la loi ne prévoit aucune franchise dessus. Dans un diabète de type 1, ce sont les boîtes d'insuline et de glucagon qui entraînent une retenue, de 1 € par boîte.
Combien coûtent les franchises sur l'insuline ?
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La franchise est de 1 € par boîte, quel que soit son contenu : une boîte de 5 stylos coûte 1 €, un flacon vendu seul aussi. Selon nos calculs, un adulte diabétique de type 1 utilise en général de l'ordre de 10 à 20 boîtes d'insuline par an, soit 10 à 20 € de franchises.
Un enfant diabétique de type 1 paie-t-il des franchises médicales ?
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Non. Avant 18 ans, aucune franchise ni participation forfaitaire n'est retenue, quel que soit le nombre de boîtes d'insuline, de consultations ou de prises de sang. Une proposition de députés qui voulait faire payer 1 € aux enfants a été rejetée en commission en octobre 2026.
Pourquoi l'Assurance maladie m'envoie-t-elle un courrier pour payer des franchises ?
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Quand vous ne payez rien à la pharmacie (tiers payant), les franchises s'additionnent en attendant. L'Assurance maladie les enlève de vos prochains remboursements ; si elle n'a rien à enlever, ce qui arrive souvent en ALD, elle vous envoie un courrier pour les régler par virement, par chèque ou en ligne. Elle a 5 ans pour le faire. Le détail figure sur vos relevés de remboursement, dans votre compte ameli.
La mutuelle rembourse-t-elle les franchises médicales ?
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Dans la quasi-totalité des contrats, non. Les franchises médicales et les participations forfaitaires restent à votre charge, même avec une mutuelle et même en ALD.
Les franchises médicales vont-elles augmenter en 2027 ?
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Rien n'est décidé à ce jour. Une proposition de députés (3 € par boîte, 5 € par consultation, 200 € au maximum par an) a été rejetée en commission en octobre 2026, et le budget de la Sécurité sociale pour 2027 est débattu par l'ensemble des députés à partir du 20 octobre. Ce qui est déjà acquis : à partir de 2028, les maximums seront revalorisés chaque 1er janvier en fonction de l'inflation.
Sources : décret n° 2026-858 du 11 septembre 2026, Journal officiel du 12 septembre 2026 ; code de la sécurité sociale, article L. 160-13 ; Service public, les plafonds annuels des franchises médicales et participations forfaitaires augmentent, 16 septembre 2026 ; Assurance maladie, franchise médicale ; Assemblée nationale, amendement n° AS1588 au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, et dossier législatif ; Fédération Française des Diabétiques, restes à charge : décryptage des mesures annoncées, mis à jour le 18 septembre 2026.











